[BD] Comment je ne suis pas devenu moine

Album autobiographique, Comment je ne suis pas devenu moine narre l’histoire de Jean-Sébastien Bérubé qui, à vingt-six ans et dans l’optique de devenir moine, embarque dans un avion pour le Népal.
Le bouddhisme comme une évidence pour l’auteur n’est pas une religion comme il le rappelle mais un état, une philosophie, qui véhicule des valeurs éthiques, méditatives, de compassion. Et c’est le coeur orienté dans cette optique et contre l’avis de sa famille que Jean-Sébastien pose le pied pour la première fois sur le sol népalais.
Il en faut un sacré courage pour partir seul ainsi à la recherche de sa vérité. Je suis admirative. D’autant que le contraste de moeurs et de culture est saisissant. A l’arrivée le voilà harangué par une foule de chauffeurs de taxis qui veulent tous conduire le touriste blanc à Baudhanath, un temple immense où il est attendu. La nonne qui le reçoit le met déjà en garde contre de « mauvais moines » qui interpellent Jean-Sébastien ou contre une fausse mendiante portant des vêtements de soie.
Jean-Sébastien va aller plus loin et voyager jusqu’au Tibet, berceau de Bouddha, toujours sous l’occupation chinoise. Comme au Népal, le touriste blanc est visible à dix kilomètres à la ronde et certains tibétains n’hésitent pas, sous couvert de bouddhisme, à dépouiller l’ignorant occidental.
Le jeune homme visitera nombre de temples, sera pris par le mal de l’altitude, fera des rencontres sympa et d’autres moins et finalement se posera quelques questions quant à son choix de devenir moine. C’est une BD instructive qui a le mérite de montrer l’envers du décor quant à la vision idyllique occidentale de ces pays du monde et du bouddhisme tibétain par rapport à la réalité. Brad Pitt dans le film 7 ans au Tibet nous aurait-il menti ?? *smiley qui se creuse la tête*

Côté trait du dessin c’est léger et net en même temps. Joli. Seul regret : le manque de couleurs. J’aime la couleur en BD et les paysages et les temples n’en ressortiraient que plus majestueux ♥ comme on peut l’apercevoir sur quelques pages à la fin, mais ça doit être du boulot, j’imagine que c’est la raison pour laquelle les tons sont sépias. (?)

Comment je ne suis pas devenu moine, de Jean-Sébastien Bérubé (Canada)
Futuropolis, février 2017, 226 pages

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Ma mémoire est un couteau, Laurie Halse Anderson

Après Vous parler de ça et Je suis une fille de l’hiver, La Belle Colère publie un troisième roman de Laurie Halse Anderson. Ma mémoire est un couteau (The Impossible Knife of Memory) est néanmoins plus récent que les deux autres, il a été publié en 2014 aux Etats-Unis.
Comme les autres romans du label des éditions Anne Carrière ce roman réaliste met en scène l’histoire d’une ado effleurant l’âge adulte en proie a une situation compliquée et une vie un peu particulière.
Hayley, 17 ans, a passé cinq ans sur les routes avec son père fuyant ses démons. Vétéran de guerre en Irak et en Afghanistan l’homme est hanté par de douloureux souvenirs et a embarqué sa fille dans son job de routier. Les kilomètres défilants, la route est un refuge comme un échappatoire anesthésiant. Mais après une énième bagarre de bar, il décide de retourner vivre dans la maison de sa mère qui a vu en partie grandir Hayley. Celle-ci qui doit alors se réadapter à la vie sédentaire est de plus en plus inquiète du comportement de son papa. La guerre a laissé trop de traces. L’alcool et la drogue ont remplacé la vitesse du camion et l’une de ses anciennes conquête que Hayley déteste menace de refaire surface.

Plus que la jolie petite romance qui naît entre Hayley et Finn, un garçon de son lycée, on est surtout ici dans un contexte de relation père/fille complexe. Hayley doit faire face au comportement dépressif de son père tout en crevant d’affection pour lui. Elle met tout en oeuvre pour lui remettre le pied à l’étrier malgré les ravages tenaces que la guerre a laissé dans son esprit.

C’est finalement un roman où l’amour règne en maître malgré les souffrances de l’existence. Raconté de la voix de la jeune fille sur le temps d’une année scolaire, il devrait parler aux jeunes de l’âge de l’héroïne. J’aurai aimé avoir des livres de ce genre à lire à cet âge alors mettons-le dans les mains de nos ados pour voir… 😉

 

Quatrième de couv’…
Cela fait cinq ans que Hayley Kincain vit en nomade, ne pouvant poser nulle part son bagage très longtemps, parce que son père, Andy, fuit les démons qui l’assaillent depuis qu’il est revenu de la guerre d’Irak. Les voilà de retour dans la ville natale de ce père torturé, qui souhaite tout de même que sa fille puisse reprendre une vie scolaire normale.

Et voici que s’offre à Hayley les plus intoxicants des espoirs : vivre comme les autres adolescents de son âge, mettre enfin derrière elle ses propres souvenirs douloureux et, pourquoi pas, laisser une chance à son histoire avec Finn, le garçon canon qui lui tourne autour et semble partager avec elle le fardeau des secrets de famille. Ce fragile équilibre va reposer sur la capacité du père à guérir de son syndrome post-traumatique. Mais les monstres tapis dans la mémoire d’Andy sont assez puissants pour l’entraîner en enfer au moindre faux pas. Entraînera-t-il sa fille dans sa chute ? Quelle place doit-elle tenir dans ce combat ? Ma mémoire est un couteau est le roman le plus captivant de Laurie Halse Anderson, un suspense psychologique haletant se dégage de ce livre gorgé d’humanité, qui a connu un énorme succès aux États-Unis.

Ma mémoire est un couteau (The Knife of memory, 2014) de Laurie Halse Anderson
La Belle Colère, 16 février 2017
Traduit de l’anglais (U.S.A) par Marie de Prémonville
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La fille d’avant, JP Delaney

« Les relations humaines, comme nos existences, ont tendance à s’embarrasser du superflu. »

C’est grâce à la plateforme Netgalley que je l’ai lu. Il était en téléchargement libre le 4 et le 5 février. Présenté comme un thriller exceptionnel, traduit dans 37 pays et bientôt porté à l’écran par Ron Howard (réalisateur d’ « Un homme d’exception » et de « Da Vinci Code ») je n’ai pas hésité longtemps.

Quatrième de couv’..
« Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.
Alors qu’elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s’engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes… et vit dans la même terreur que la fille d’avant.
JP Delaney est le pseudonyme d’un écrivain qui a publié plusieurs romans à succès sous d’autres noms. La Fille d’avant est sa première incursion dans le thriller psychologique. »

Les chapitres alternent la voix d’Emma et de Jane à quelques années de décalage. Elles se ressemblent un peu physiquement et ont toutes deux décidé d’emménager au One Folgate Street, une maison d’architecte bien particulière. Le propriétaire est un homme d’une trentaine d’années, perfectionniste et adepte du minimalisme extrême. Sa maison ne ressemble à aucune autre, elle est immaculée et totalement dépouillée de superflu. Elle paraît sécurisante, ce qui est la principale motivation d’Emma qui souhaite y emménager suite à une agression.
Pour habiter au One Folgate Street il faut d’abord remplir un important questionnaire complètement jeté… Et surtout se soumettre aux règles drastiques du propriétaire. Rien ne doit jamais traîner dans la maison, pas même un livre. L’endroit doit rester aussi propre et immaculé qu’un bloc opératoire, il faut se soumettre à des questionnaires intrusifs réguliers et accepter la haute technologie qui régit la maison. Tout ceci dans le but de faire de vous une personne meilleure, plus opérationnelle et dépouillée du superflu qui chronophage l’existence.
Alors je vous le dis tout de suite : à la place d’Emma et de Jane j’aurais immédiatement pris mes jambes à mon cou. Mais les deux nénettes, même si elles trouvent ça un peu étrange, se plient très vite à l’exercice sans se poser de questions.
Jane apprend rapidement qu’Emma a trouvé la mort au One Folgate Street dans des circonstances étranges… Elle va finalement essayer de démêler le vrai du faux. L’étau se resserre autour de la jeune femme. L’angoisse l’étreint. Edward, le séduisant propriétaire et amant aussi barré que perfectionniste est-il un meurtrier ?

Même si j’ai trouvé plus que léger le fait qu’Emma et Jane emménagent dans cette maison très rapidement et sans se questionner, je dois bien avouer que j’ai quand même passé un bon moment et que ce livre est un assez bon page-turner psychologique. Du suspense, un ténébreux et froid propriétaire, un soupçon de sexe, une maison comme un personnage à part entière, une enquête sur la mort d’une jeune femme, et des personnages quand même assez barrés, tous les ingrédients sont là pour faire monter la tension. Pas LE livre de l’année comme on nous le vend mais un thriller plutôt addictif. Curieuse maintenant de voir le film qui va en découler.
La fille d’avant sort le 8 mars aux éditions Mazarine.

La fille d’avant, JP Delaney (The girl Before, janvier 2017)
Editions Fayard/Mazarine, mars 2017, 432 pages
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean Esch
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[BD] Charlotte et moi, tome 1

Charlotte et moi BD

« Voici le récit, pudique et sensible, de gens qui se croisent sans vraiment se voir, qui se côtoient sans tisser de liens, figés dans leur solitude et leurs préjugés. Mais une succession de hasards et d’incidents va remuer cette petite communauté, faisant naître une complicité improbable entre Charlotte, une jeune femme introvertie, et Gus, un garçonnet aventureux. En effet, tous deux ont choisi de croire en leurs rêves… »

C’est chez Noukette que je l’ai repérée.
J’aime vraiment beaucoup cette première de couv’. Emouvante.
Gustave, 8 ans, et sa mère viennent d’emménager dans un village dans un appartement situé au dessus d’une épicerie. Le père habite désormais la capitale et Gus n’est pas du tout satisfait de cette nouvelle vie. Les gens sont bizarres, la « grosse voisine » lui fait peur, la télé est cassée, il en veut à sa mère. Bref, rien ne va. En parallèle, la vie de Charlotte, voisine obèse et solitaire qui ne parle pas beaucoup et dont les gens se moquent, dont la tête est remplie de souvenirs flous.
Le hasard des rencontres s’occupera du reste et fera – peut-être – sauter les préjugés pour voir naître quelque complicité atypique.
Jolie BD pleine d’humanité aux couleurs qui attirent l’oeil et aux dessins à la rondeur douce. Il y a surtout un véritable scénario qui s’apparente au road-movie et même au polar et je regrette un peu de ne pouvoir lire le 2ème tome immédiatement. Avec ce premier opus le décor est planté et la suite promet une aventure enrichissante et sensible pour Gus et Charlotte. Malheureusement il va falloir attendre. Pas trop longtemps j’espère ?

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Charlotte et moi, Olivier Clert
éditions Makaka, nov 2016, 144 pages

Les billets de : NouketteLe petit carré jaune

Toutes les BD de la semaine chez Stephie.

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Bafouilles Express

3 petites bafouilles express parce que je ne saurais pas leur consacrer un article complet…

 

au sud de la frontière, à l'ouest du soleilAu sud de la frontière, à l’ouest du soleil, de Haruki Murakami. (éditions 10/18, 2003, 223 pages)
D’ordinaire j’adore Murakami. Mais ici la magie n’a pas opéré. Me suis ennuyée, même si j’ai été au bout (parce que Murakami justement) et j’ai trouvé plutôt fade cette histoire d’adultère. En comptant que j’exècre l’infidélité (j’ai eu de la peine pour cette pauvre femme trompée et ressenti de la colère pour cet homme qui semble se donner bonne conscience) et que les histoires d’amour ne sont pas ma tasse de thé ce livre m’est presque tombé des mains. Mais ça ne m’empêche pas de trépigner d’impatience en attendant le nouveau titre de l’auteur… En espérant qu’il soit à la hauteur des derniers titres parus.

 

révélée Renée KnightRévélée, de Renée Knight (10/18, 2016, 350 pages)
Je me souviens avoir passé un moment sympathique avec ce roman grâce à un soupçon de suspense, mais 6 mois après il ne m’en reste pas grand chose et je crois que c’est dû au style, plutôt linéaire et peut-être un peu à un désintérêt vis à vis de l’intrigue. Du coup je ne sais vraiment pas quoi en dire… (rires).

 

 

 

nestor rend les armesNestor rend les armes, de Clara Dupont-Monod (Le Livre de poche, 2013, 123 pages)
Il me tentait beaucoup de découvrir ce Nestor, obèse, solitaire, « épuisé par la vie », « en colère » mais ce roman m’est complètement tombé des mains. Ennui, déprime ambiante, mais surtout ennui. J’ai moi aussi rendu les armes passée la moitié.

 

 

 

 

Et vous, vous les avez lus ? aimés ou pas ?
Bonne semaine à tous ! On se retrouver mercredi en BD.

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Reflex, Maud Mayeras

Reflex, maud mayerasEnfin je l’ai lu. Et pour tout avouer, il aurait été dommage de passer à côté.
Je suis devenue assez difficile en thrillers/romans noirs mais celui-ci m’a vraiment beaucoup plu.
J’ai aimé qu’on découvre Iris, photographe de crimes, tout doucement. Une héroïne bien particulière. Sa douleur, son bégaiement qui l’handicape, sa vie avant, sa mère ultra sévère, son père décédé mais qu’elle aimait par dessus tout. Son fils enfin, assassiné.
J’ai vraiment aimé ces retours dans le passé, des années 20 à aujourd’hui, ce couvent où l’on enfermait les filles-mères devenu aujourd’hui centre pour personnes âgées.
Deux histoires, deux époques, qui finissent par se rejoindre de façon vraiment habile.
Psychologique, bien écrit, bien ficelé, subtil et glaçant aussi, Reflex est de ces romans noirs qu’on a envie de trouver plus souvent sur les tables des librairies.

Quatrième de couv’…
Photographe de l’identité judiciaire, Iris Baudry est discrète, obsessionnelle, déterminée. Disponible nuit et jour, elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.
Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans la ville maudite où son enfant a disparu, un tueur en série s’est mis à sévir. Et sa façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre…
La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

Reflex, de Maud Mayeras
Anne Carrière, 2013
Pocket, 2015, 477 pages

Retrouvez les billets (plus complets que le mien) de : La Fée lit, Argali, Book en Stock, …

Maud-MayerasMaud Mayeras, née en 1981, est romancière et vit à Limoges.
Son premier thriller « Hématome » paru aux éditions Calmann-Lévy dans la collection Suspense en 2006, a pour sujet principal la dénonciation des violences faites aux femmes. Il avait été très remarqué lors de sa sortie : finaliste Prix Polar SNCF 2006, Prix des Limbes pourpres 2006 et Prix Griffe noire du meilleur thriller de poche 2008.Sept ans plus tard, son second roman intitulé « Reflex » (2013) est édité aux éditions Anne Carrière. « Lux » est publié aux Editions Anne Carrière depuis le 6 octobre 2016. (source : babelio)

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Les filles des autres, Amy Gentry

Les filles des autres amy gentryJulie a treize ans lorsqu’elle disparait de la maison familiale en pleine nuit en compagnie d’un homme la menaçant d’un couteau, sous les yeux de sa petite soeur et près de la chambre de ses parents endormis. Un portrait robot est diffusé mais les recherches sont vaines. La famille brisée tente de continuer à vivre malgré la douleur. Jane vit plus ou moins dans l’ombre de sa soeur disparue, les parents se rendent à des groupes de paroles, élaborent un fonds financier pour faire avancer les recherches. La mère sombre plus ou moins dans l’alcool et dans la léthargie. Les années passent.
Huit ans plus tard alors que l’espoir a laissé la place à la fatalité voilà la jeune femme de vingt et un an épuisée et déshydratée qui réapparait à la porte de son ancienne maison. Sous le choc sa famille prend connaissance du long parcours qu’elle a enduré. Violée, vendue, battue.
Ils tentent de réapprendre à vivre à quatre malgré les zones d’ombre de l’histoire de Julie.
La première de couverture ne ment pas. Suspense il y a. Les pages se sont tournées frénétiquement et facilement jusqu’à une bonne moitié. Et avec délectation. Les réactions de Julie portent au questionnement. Est-ce bien elle ?
Le roman alterne le présent et la vie familiale racontés du point de vue de la mère (partie que j’ai préférée) avec le récit et les retours en arrière de la jeune femme, qui là m’ont posé quelques problèmes. La chronologie n’est pas respectée et j’ai eu du mal à suivre. John David, Cal, le pasteur, Janiece, Charlotte, … on rencontre nombre de personnages et là aussi j’ai eu du mal à comprendre. Heureusement les parties au présent ne m’ont pas fait lâché l’affaire et c’est finalement à la fin que tout prend sens (forcément) mais j’ai été gênée par cette chronologie chamboulée et ces personnages qu’on rencontre trop furtivement. J’ai donc aimé un chapitre sur deux… Lecture mi addictive mi chiante/confuse…  Malgré tout j’ai apprécié que soit développée la complexité des relations mère/fille et plus généralement la filiation ainsi que l’absence, sous la voix de la mère puis bien sûr l’adolescence et ses fragilités.
C’est le premier roman d’Amy Gentry, espérons que le prochain soit un poil moins confus et ce sera parfait ! Qui d’autre l’a lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Venez donc en discuter avec moi dans les commentaires 😉

 

Les filles des autres (Good as Gone, 2016)
traduit par Simon Baril
Robert Laffont, La bête noire, jan 2017, 336 pages

 

Amy-GentryAmy Gentry est titulaire d’un doctorat (PhD) d’anglais de l’Université de Chicago en 2011. Chroniqueuse littéraire pour le Chicago Tribune, ses chroniques apparaissent également dans Salon, la LA Review of Books ainsi que dans l’anthologie Best Food Writing of 2014.
« Les Filles des autres » (Good as Gone, 2016), son premier roman, est un best-seller aux États-Unis. Elle vit avec son mari à Austin, Texas. (source : Robert Laffont)

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