L’Histoire sans fin – Michael Ende

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En résumé :

Bastien Balthasar Bux a douze ans. Orphelin de mère, élevé par un père absent, il s’évade de son quotidien grâce à sa passion pour la lecture. Un matin, il entre dans une librairie et dérobe un livre ancien. Un livre pas comme les autres, qui décrit un monde peuplé d’elfes et de monstres… Mais le Pays Fantastique est rongé par un mal étrange et vit une lente agonie. Un héros, Atréju, est nommé par la Petite Impératrice, souveraine incontestée, pour accomplir une grande quête: trouver un remède afin de sauver leur monde. Et voilà que Bastien, irrésistiblement, passe de l’autre côté du miroir et entre dans l’histoire, l’histoire sans fin…

L’Histoire sans fin, de Michael Ende
Littérature allemande
Première publication en Allemagne en 1979

Pourquoi ce livre ?

Parce que je garde un souvenir intense du film vu lorsque j’étais enfant… Et donc, quand Livraddict a proposé ce partenariat, je n’ai pas hésité longtemps, car j’avais envie de voir ce que ça donnait, à l’écrit, et puis il faut le dire, c’est devenu un classique.

Le film, j’ai dû le voir pour la première fois à l’âge de 8 ans, et il m’avait fasciné, bien qu’il me mettait aussi mal à l’aise. C’est donc un sentiment de fascination/répulsion que j’éprouvais et une impression d’ambiance assez glauque. J’avais beaucoup apprécié le personnage de Bastien, et je gardais aussi un souvenir intense de ce qui me semblait être un chien blanc qui vole (j’ai maintenant appris que dans le roman, c’est Fuchur, le dragon de la fortune). J’aurai bien voulu avoir un compagnon comme lui à l’époque !

Pour information : Le film date de 1984 ! Et oui, pas moins ! Ca ne nous rajeunit pas, n’est-ce-pas ?

J’insère, dans mon texte, quelques petites images pour vous rafraîchir la mémoire (et parce j’aime m’y replonger !) :

C’est donc avec ces sensations et ces images que j’entamais ma lecture.
Dès les premières lignes, j’ai tout de suite retrouvé le film de mon enfance… La porte de la petite boutique, avec son inscription à l’envers en haut, Bastien qui entre à l’intérieur pour échapper aux sarcasmes de ses camarades, et l’intérieur de la boutique de livres d’occasion, pleine de vieux livres, assez sombre et sans âme qui vive.
Dans la première moitié du livre, j’ai particulièrement apprécié suivre Bastien dans sa lecture, et suivre l’histoire du pays fantastique en parallèle. Les deux histoires sont imbriquées l’une dans l’autre. On lit à travers les yeux de Bastien, et l’auteur nous ramène à lui par des passages en gras, qui se différencient donc de l’histoire fantastique. J’aurais d’ailleurs préféré que Bastien soit plus présent dans sa vie réelle, qu’il y ait un certain équilibre entre les deux mondes.

Mais le récit dominant est bien celui du pays fantastique, peuplé de multiples créatures toutes plus utopiques les unes que les autres, de régions aux couleurs innombrables, et de pouvoirs divers et variés.

Je dirais que ce roman se classe dans les contes initiatiques. En effet, on suit Bastien et les personnages à travers une aventure : Celle de redonner vie au pays fantastique. Car celui-ci sombre dans le néant. Des tâches entières de néant l’engloutissent. Elles se font de plus en plus nombreuses, et il devient urgent de trouver le remède. Et à travers cette aventure, c’est finalement un chemin de vie qui se dessine.

Outre l’imagination débordante de l’auteur concernant les décors et les créatures, ce qui m’a accroché le plus, c’est finalement que ce roman est empreint de philosophie. Michael Ende, à travers les aventures de ses personnages, nous fait passer nombre de messages tous plus sages les uns que les autres.

Je me suis sentie forcée de lire ce roman lentement, par petits bouts. Impossible de le dévorer. Au bout d’une dizaine de pages, l’univers fourmillait tellement de mondes, de créatures, et de messages que j’en avais pour mon compte. Je le garde donc précieusement, car à mon sens, ce livre possède une certaine valeur.

Concernant l’ambiance, j’ai retrouvé une certaines noirceur et un sentiment de malaise que j’avais perçus lors du visionnage du film. Je dirais même que c’est assez glauque. Les régions fantastiques de ce livre ne sont pas faites du même moule que le pays de Oui-Oui ! Bien au contraire ! Je ressenti souvent, lors de cette lecture, un sentiment oppressant. J’avais besoin de le poser pour respirer !

J’ai lu, par ci, par là, que ce livre était souvent catalogué exclusivement à de la littérature jeunesse. Et je trouve ça dommage, parce que malgré, en effet, une certaine accessibilité aux jeunes lecteurs, je le trouve tout à fait approprié aux adultes. Pas tant pour l’histoire en soi, que pour les messages que l’on peut y déchiffrer.

J’avoue, cependant, que j’ai eu du mal à le terminer… Car comme déjà dit, c’est, je pense, un livre qui se lit par petite touches. Et dans lequel je déplore certaines longueurs (et noirceurs).
Atréju et Bastien passent de mondes en mondes. Tous différents, tous regorgeant d’une imagination hors norme mais à force, ça fait un peu beaucoup, surtout, que je ne suis pas du tout habituée à ce genre de littérature.

Concernant le style : j’avais peur que cela soit pompeux ou très dense, mais finalement, c’est fluide, et c’est tant mieux !

En bref : Je tire mon chapeau à Michael Ende pour son imagination débordante et cet univers extrêmement varié, ainsi que pour ses petits messages distillés avec une certaines finesse. Je suis ravie d’avoir eu l’occasion de lire enfin le roman du film de mon enfance.

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16 réponses à L’Histoire sans fin – Michael Ende

  1. Valérie dit :

    Je me souviens surtout de la chanson chantée par Limahl (ex Kajagoogoo) mais tu ne peux pas connaître, tu est bien trop jeune!

  2. nodreytiti dit :

    Ce film, je le regardais en boucle quand j’étais toute petite. Je n’ai jamais pensé à lire le livre et grâce à toi, je vais le mettre en haut de ma grande liste à lire!
    Merci beaucoup pour cette escapade dans le passé!

  3. Catoche dit :

    Magnifique commentaire Mélo qui m’a remise dans l’ambiance du film. J’ai le livre à la maison, mais je ne l’ai toujours pas lu et je crois avoir compris qu’il allait falloir que j’y remédie !
    Merci Mélo !

  4. Valérie dit :

    Je crois que nous allons partager le même partenariat Livraddict sur Hush de Kate White.

  5. Véro dit :

    Il est dans ma LAL et tous vos billets me donnent envie de me plonger dedans d’autant plus que je n’ai pas vu le film.

  6. Cacahuète dit :

    Tu fais une pause aussi dis ?!
    bisous

  7. Melo dit :

    @ Valérie : En effet, je ne connais pas cette chanson. Elle a un rapport avec l’Histoire sans fin ? Tu me racontes ?
    Pour Hush, oui, et j’ai hâte de le lire.

    @ Audrey : De rien miss 🙂 Comme toi, le film a marqué mon enfance.

    @ Catoche : Merci beaucoup ma Catoche. Et pas de quoi pour cette chronique, pas si formidable que cela ! :p

    @ Véro : Et bien il faut remédier à cela. Quoique je crains que le film ait un tantinet vieilli.

    @ Cacahuète : Oui, et justement j’allais me mettre aujourd’hui à écrire une chronique.
    Il faut dire que j’en ai tellement bavé pour fabriquer ce blog, que je m’autorise un moment de répit.
    Bises ma belle !

  8. Edelwe dit :

    J’ai adoré ce film!

  9. Nelfe dit :

    Aaaah « L’histoire sans fin » que de souvenirs! J’étais vraiment très fan du film quand j’étais petite, j’adorais Falcor. A l’époque j’avais trouvé à la bibliothèque une édition du livre identique au livre que lit le héros dans le film, en relief. J’étais émerveillée et ma lecture a vraiment été un grand bonheur!
    J’aimerai bien le relire maintenant tiens… Quant au film je l’ai dans ma DVDthèque 😉

  10. Melo dit :

    @ Edelwe et Nelfe : Ce film fait partie intégrante de mon enfance 😉

    Quelle chance Nelfe !

  11. MyaRosa dit :

    J’aimerais beaucoup le lire… un jour!
    Je garde de très bons souvenirs du film moi aussi, et c’est marrant parce que moi aussi il me fascinait et m’effrayait en même temps, et je prenais aussi le dragon pour un chien. Je me suis achetée le DVD il y a quelques années. Ca m’a fait tout drôle de le revoir.

  12. magalie dit :

    Bonjour,

    J’adore se film, je le regarrais souvent quand j’était
    petite, et je continu 🙂

    J’aimerais beaucoup le lire, mais j’aimerais trouver le
    livre identique a celui du film.

    Quelqu’un sais si je peux encore le trouver et ou?

    Merci

  13. Melo dit :

    @ Mya : 🙂 😉

    @ Magalie : Alors là, je ne sais point du tout. C’est vrai qu’il est beau le livre dans le film !
    Si tu trouves et que tu repasses par ici, tiens moi au courant, je suis curieuse !

  14. livr0ns-n0us dit :

    Je crois que je n’ai jamais vu le film, du moins en entier…
    J’ai lu le livre assez petite, je devais avoir 7 ou 8 ans, et il m’a marqué profondément (c’est d’ailleurs un livre que je relis tous les 2 ou 3 ans, pour le plaisir).
    J’ai un peu suivi les dessins animés. Et je suis fâchée avec les personnages renommés on-ne-sait-pas-pourquoi : c’est bien Fuchur et pas Falcor !! grrrrrr ^^

  15. Melo dit :

    @ Livr0ns-n0us : Ravie de voir qu’il ta marqué pronfondément également ^^ (oui grrr pour Fuchur ! j’avoue que je ne me souvenais pas de son nom !)

  16. Cerna dit :

    Là je prends un coup de vieux car l’ayant vu à vingt ans à sa sortie..il est certain que même prise par le merveilleux de l’histoire, j’ai appréhendé le film avec des yeux différents…. et c’est vrai que les livres de jeunesse ou d’ados sont de plus en plus lus par des adultes et j’en fait partie!!! En ce moment je lis bien 16 lunes..l’histoire sans fin a sa place dans ma dvdthéque …

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