Shadowman – Cody MacFadyen

En résumé :

Smoky Barrett, agent au FBI, pensait avoir connu le pire. Traumatisée depuis l’assassinat de son mari et de sa fille sous ses yeux, elle ne peut plus exercer son métier. Pourtant, la démence d’un tueur la farce à reprendre du service. Il a sauvagement torturé sa dernière victime, laissant sa fille, vivante, attachée à son cadavre, puis a envoyé la vidéo de son crime à Smoky et son équipe, les mettant au défi de l’arrêter. Prétendu descendant de Jack l’Eventreur, le monstre qui se fait appeler Shadowman s’engouffre dans un délire de meurtres et de perversions. Peu à peu, la soif de justice va ramener la jeune femme à la vie. Et l’obliger à affronter ses plus grandes peurs…

(Mini) Biographie de l’auteur :

Cody McFadyen est né au Texas en 1968. Son premier roman, Shadowmon (Robert Laffont, 2008), devenu un best-seller international, est un coup de maître. Deux autres ont suivi depuis dont La mort en face (Robert Laffont. 2009). Il vit en Californie du Sud avec ses deux labradors noirs, boit du café (en quantité), joue de la guitare (mal) et lit (voracement).

Ce que j’en ai pensé :

Tellement d’éloges lues sur ce livre ont  attisé ma curiosité, si bien qu’il a atterri dans ma wish-list et que Le Mammouth me l’a offert lors d’un swap (Merciii !).

Non pas que je ne l’ai pas aimé, mais je trouve qu’il ne mérite pas tant de superlatifs ! Je m’attendais à un réel chef-d’oeuvre et il m’a paru assez classique, avec des ficelles mal dissimulées. Pour preuve, j’ai trouvé bien vite le coupable et n’ai donc pas été subjuguée par les révélations finales.

Les aventures de Smoky, la super-woman, agent du FBI et brisée par une histoire dramatique, m’ont semblé réchauffées. Et la focalisation sur son personnage m’a agacée. J’ai donc trouvé la première moitié de ce roman assez lente et assez fade. C’est peut-être parce que le narrateur est l’héroïne elle-même et que je n’ai pas été assez sensible à ses états d’âme. Oui, elle est malheureuse, oui, elle a vécu un drame abominable, mais elle va de l’avant, elle affronte se démons, elle reprend du service malgré sa peur, et gnagnagna. Bref, vous aurez compris que ce cliché m’a quelque peu irritée. Ca m’a semblé un peu trop égocentrique.

N’empêche, je me suis retrouvée prise dans l’histoire malgré ses défauts. Dès la deuxième moitié du livre, les rebondissements s’enchaînent, le rythme s’accélère, et il n’est plus question de lâcher le livre avant la fin.

Un avis en demi-teinte donc, mais je ne pense pas lire le deuxième opus (La mort en face), d’autant plus que les fans le trouvent un cran en-dessous.

Si vous hésitiez à vous lancer, ne vous fiez pas à mon seul avis, allez fouiner chez les autres blogolecteurs, car j’ai bien l’impression que la majorité l’a a-do-ré !

Un passage qui m’a marquée :

« L’amour n’est pas affaire de romantisme ou de passion. L’amour est un état de grâce. On l’atteint quand on accepte l’autre dans toute la vérité de sa personne, avec sa face noire et sa face divine, quand l’autre accepte aussi ces deux aspects chez nous et qu’on souhaite malgré tout partager la vie l’un de l’autre. Connaître la part d’ombre de l’autre et quand même vouloir être avec lui. Et savoir que c’est réciproque.

On y trouve une sensation de pouvoir et de sécurité. Quand on en est là, l’éxubérance du sentiment ou de la passion est plus qu’un éblouissement. Elle est inaltérable et éternelle. »

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2 réponses à Shadowman – Cody MacFadyen

  1. Manu dit :

    Tiens, c’est vrai que généralement les avis sont très positifs !

  2. Melo dit :

    Oui, effectivement ! Un petit polar, je dirais, mais pas un chef d’oeuvre !

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