La Planète BAZAR, Annie Leonard

En résumé :
« Si toute la planète devait consommer ce que consomme un Américain, ce n’est pas une planète dont nous aurions besoin mais de 3 à 5 planètes. »

Ce constat a amené l’auteur à réaliser une video qui fait sensation sur le net : storyofstuff.com, déjà visionnée par plus de 10 millions de personnes dans le monde ! Ce livre percutant dénonce avec vigueur les excès de la société de consommation. L’auteur explique en termes simples comment les « choses », nos T-shirts, nos ordinateurs, nos canettes de bière, etc. sont produits, transportés, consommés puis jetés… au détriment de notre environnement.

Le message est clair : nous avons trop de « trucs » et la plupart sont toxiques. Après avoir visité de très nombreuses usines de fabrication et de traitement des déchets, Annie Leonard nous explique pourquoi il est plus économique de remplacer un poste de télévision que de le réparer, pourquoi le marketing des entreprises nous incite à nous débarrasser des objets usagés même en bon état, dans quelles conditions travaillent les ouvriers haïtiens ou les mineurs congolais…

Tandis que nous courons après de nouvelles choses sans qu’elles nous apportent le bonheur. Le système est en crise mais Annie Leonard nous montre que nous avons le pouvoir de le changer.


La planète Bazar – comment la surconsommation détruit la planète et ce qu’il faut faire pour s’en sortir
Annie Leonard
Editions Dunod,  novembre 2010
384 pages – 24,50 €.

J’ai un compagnon passionné par le sujet. Il a donc lu l’ouvrage entièrement alors que moi j’ai pioché dans les paragraphes.

Militante écologiste, Annie Léonard a parcouru la planète et nous livre sont constat (effrayant) sur la surconsommation. Dans cet ouvrage, elle nous donne des exemples mais nous donne aussi des pistes sur les conduites à tenir pour ne pas voir la Terre dépérir.

Le livre est très dense et fourni. Je m’attendais à plus de légèreté au vu de la couverture. Celle-ci est plutôt ludique mais nous ne retrouvons par exemple aucune illustration (ou vraiment très peu) dans ses pages. Le ton et le contenu sont sérieux. Un livre pour adultes exclusivement !

La préface, écrite par Nicolas Hulot himself (dont le titre est «Penser le changement et non changer le pansement») donne le ton : la situation est grave et nous devons agir…

De l’extraction des matières premières à la consommation des produits en passant par la production et le transport des marchandises jusqu’à l’arrivée dans nos poubelles, l’auteure décortique toutes les étapes et nous sensibilise sur la surconsommation des occidentaux.

Nous consommons trop. Les sociétés produisent toujours plus, les grand patrons s’enrichissent, le consommateur achète, consomme, puis jette, et rachète, puis re-jette. Nos maisons débordent de matériel inutilisé dans les tiroirs ou les greniers mais nous avons le frigo dernier cri (qui fait des glaçons) et l’écran plat 120cm (qu’on va bientôt jeter pour acquérir le nouvel écran 3D…) et les sociétés occidentales s’enrichissent et les pays pauvres s’appauvrissent…

« Si toute la planète devait consommer ce que consomme un Américain (mais aussi un français…), ce n’est pas d’une planète dont nous aurions besoin mais de 3 à 5 planètes ».

L’auteure nous explique que notre système de recyclage est à revoir car très peu de nos déchets sont réutilisés. En effet, recycler certaines matières coûte plus cher que d’en extraire de nouvelles…

Finalement le message délivré est assez pessimiste car l’engrenage économique est tellement puissant que les changements au niveau gouvernemental sont quasiment impossibles. C’est à nous, consommateurs, de changer nos habitudes de consommation pour pousser les entreprises à changer leur mode de fonctionnement et par là même à ne plus nous prendre, nous mais aussi la planète, pour des vaches à lait…

Quelques exemples… affolants :

Pour obtenir une tonne de papier, il faut 98 tonnes de matériel et 300 à 400 tonnes d’eau…  Je n’ose imaginer la quantité d’énergie dépensée pour quelques ramettes de papier. Et la pollution engendrée…. En livrophages que nous sommes sur la blogosphère, il y a de quoi se poser la question sur le fait de passer au numérique…

Il faut 970 litres d’eau pour produire un seul T-shirt en coton… Y’a-t-il des fringovores dans la salle ?

La plupart des rouges à lèvres contiennent un taux de plomb 2 à 4 fois plus élevé que celui autorisé dans les bonbons

A propos de l’auteure :

Annie Leonard est une militante alter-mondialiste américaine dénonçant les dérives du consumérisme. Elle est plus particulièrement connue pour son film L’Histoire des choses traitant du cycle de vie des produits manufacturés.
Elle a collaboré avec de nombreuses associations dont Greenpeace et dirige le projet « The story of stuff » qui a pour objet de dénoncer les méfaits de la sur-consommation. En 2008, Time magazine l’a selectionnée parmi les acteurs majeurs de l’environnement.

Merci à Babelio et aux éditions DUNOD.

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3 réponses à La Planète BAZAR, Annie Leonard

  1. George dit :

    bravo à monsieur Mélo alors… je passe mon tour même si le sujet m’intéresse mais je ne lis, je l’avoue que des romans !!! et ma PAL m’en remercie tous les jours!

  2. Syl. dit :

    Bonjour, Le tag de l’amitié circule sur les blogs. Je te transmets le mien. Liste des questions sur mon blog, celui de George, Mango…

  3. Melo dit :

    @ George : Je ne lis également que des romans et justement j’ai voulu changer un peu en postulant pour ce livre-ci. Mais il est quand même super dense contrairement à ce qu’on pourrait croire en voyant la couv’ et heureusement que mon hom est passionné par le sujet parce que je crois que moi je n’aurais jamais pu le lire entièrement !

    @ Syl : Je réponds à tous les tags dans la semaine. J’ai du retard… Merci d’avoir pensé à moi ! 🙂

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