Chroniques de l’université invisible, de Maëlle Fierpied


Résumé de l’éditeur
:
Imaginez. La tête des gens est pour vous comme une chambre dans laquelle vous vous promenez naturellement, au milieu de pensées secrètes et d’ogres aux dents de cisaille. Vous vous appelez Mélusine. Vous écoutez dans les têtes. La malchance vous poursuit depuis votre naissance. Tout bascule sans cesse dans la poisse. D’ailleurs, vous venez d’être enlevée par un vampire. Votre prénom est Framboise. Vous savez déplacer les objets par la pensée. Vous n’avez pas de famille, plus de mémoire. Votre terrain de jeu est une gare où vous dérobez les porte-feuilles. On vous appelle Décembre, mais votre vrai prénom est Tristan. Vous êtes télépathe. Arrêtez d’imaginer. L’Université invisible vient de vous kidnapper. Cette organisation secrète s’intéresse à vos dons uniques, magiques, terribles. Pour les perfectionner, elle vous embarque sur une île mystérieuse. Désormais, votre présent et votre avenir sont ici. Car, bientôt, dans le monde d’En Bas, plus personne ne se souviendra de vous.

Chroniques de l’université invisible, de Maëlle Fierpied
Editions Ecole des loisirs, collection Medium – Novembre 2010
460 pages

Ce que j’en ai pensé :

Si vous avez lu la quatrième de couverture proposée par l’éditeur, vous êtes peut-être, comme moi, tombés sous le charme de ce résumé aux accents de conte fantastique. Moi les contes, j’adore ça. Le fantastique aussi. Et j’aime aussi les romans contemporains. Ca tombe bien, ici, on a les trois. Rajoutez à ça une couverture énigmatique un peu différente de celles qu’on voit habituellement dans les rayons, il ne m’en fallait pas plus pour embarquer ce roman d’un peu moins de 500 pages dans mon panier.

Le charme a continué à opérer dès les premières pages tournées dans lesquelles on fait la connaissance de Mélusine, jeune adolescente qui a des préoccupations de son âge, qui va au collège, bref, qui a une vie banale sauf que la jeune fille possède le don de lire dans les pensées des gens qui l’entourent. Elle croît qu’elle est la seule à être dotée d’une bizarrerie de ce genre et elle a appris à vivre avec et surtout à la cacher car il ne fait jamais bon être différent. Jusqu’au jour où elle va se retrouver bien malgré elle intégrée à une communauté de jeunes gens qui sont tous pourvus d’un talent… étrange.

Outre l’aventure de Mélusine dans la première partie, Nous allons faire connaissance dans les deux parties suivantes de Framboise et de Tristan, ados eux aussi dotés d’un talent quelque peu hors du commun. Quelle est cette communauté, que veulent-ils ? On suit le quotidien de nos trois jeunes gens qui vont, au travers de leur aventure, se découvrir davantage. Ils vont apprendre aussi à se servir de leurs aptitudes extraordinaires, mais doivent-il accorder toute leur confiance aux personnes qui les ont pris en charge ? D’autant plus qu’ils n’ont plus de famille et que leur instinct leur inspire la méfiance.

Sur un fond de roman d’anticipation (Les livres papier, par exemple, sont devenus des vieilleries..), Maëlle Fierpied mêle aventure, fantastique, mystère, mais c’est aussi un roman intelligent, humain, drôle aussi qui véhicule des valeurs et qui pousse à réfléchir sans qu’on s’en rende compte.

Les personnages sont loin d’être lisses, l’humour est distillé un peu partout. On rencontre même des vampires au mythe revisité avec fantaisie (j’ai adoré !).

Deux petits bémols cependant qui font que ce n’est pas devenu un coup de coeur absolu : par moment, j’ai eu l’impression que ca stagnait, que certaines choses étaient ressassées de trop nombreuses fois, alors que j’ai trouvé la dernière partie un peu trop rapide.

Mais je conseille néanmoins vivement ce roman qui plaira très certainement aux adolescents mais aussi aux plus grands qui ont su garder une part d’enfance à l’intérieur.

Et puis soulignons que Maëlle Fierpied est une jeune auteure française et rien que pour ça, ça vaut le coup de dépenser la modique somme de 12,50 euros. (Fallait que je case le prix quelque part parce que c’est pas cher par rapport à d’autres romans !).

Un détail de taille (rires) : Le format est bien agréable, entre le livre broché et le livre de poche (Editions Ecole des Loisirs, Collection Medium).

Je vous conseille de lire  l’interview de l’auteure réalisée par Typhanya si vous voulez en savoir un peu plus avant de vous lancer.

Toujours pas convaincus ? Allez donc lire l’avis de Somaja !

Extraits :

« L’humanité gagne en technologie, en espérance de vie et en progrès scientifique. Elle peut aller sur d’autres planètes, elle peut créer la vie en laboratoire. Et pourtant, elle est toujours aussi stupidement cruelle et animale. Elle a peur de l’inconnu et de la mort. Elle s’autorise toujours à torturer ce qui est différent, à détester ce qui est autre. »

« Les livres, les vrais, de la maison sentaient toujours la poussière à force d’être figés sur leur étagère. Seule maman les feuilletait parfois avec amour, les reniflant comme s’ils étaient porteurs de fragrances inconnues. Sur mon écran, les livres n’avaient pas d’odeur, pas de texture, juste des mots. »

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10 réponses à Chroniques de l’université invisible, de Maëlle Fierpied

  1. nodreytiti dit :

    Oh il me fait beaucoup beaucoup beaucoup envie ce livre, merci pour ton avis!

  2. Il fait partie de ma PAL, tout comme toi, j’avais été intriguée par le titre, la couverture et le résumé. Mais ayant une PAL déjà conséquente, je n’avais pas trouvé raisonnable de l’acheter, c’était sans compter mon chéri qui me l’a offert quelques jours plus tard! Et maintenant, avec ton avis, j’ai encore plus hâte de le lire!

  3. Pauline dit :

    J’avais repéré ce roman en librairie. Je vais le noter ce coup-ci!

  4. Somaja dit :

    Je vois que tu as aimé autant que moi. Je suis aussi d’accord avec tes petites restrictions mais ça reste quand même un bon roman, inventif et qui a plu aux ados à qui je l’ai fait lire. Une auteure à suivre je crois…

  5. Melo dit :

    @ Audrey : Allez hop un de plus à la LAL ! :p

    @ Mamzelle Bulle : Ton chéri est un homme, un vrai ! Il sait parler aux femmes 😀

    @ Pauline : Hop, +1 dans la LAL ! 😀

    @ Somaja : J’avais cherché ton blog et ne l’avais pas trouvé (il était tard) pour relire ton avis. Oui, on est d’accord, un bon roman. Je vais mettre ton lien dans mon article maintenant que je te tiens !

  6. Somaja dit :

    Merci pour le lien.

  7. herisson08 dit :

    J’étais complétement passée à coté, merci!

  8. Tiphanya dit :

    Je ne découvre qu’aujourd’hui ton billet. Merci beaucoup pour le lien. Et tu as raison de signaler le prix, car pour 10€ le même éditeur propose des livres de 150 pages…

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