Le Poète – Michael Connelly (et le format .2)

Présentation de l’éditeur :

A côté du cadavre, une lettre d’adieu inspirée d’Edgar Allan Poe : c’est la signature du Poète, le tueur en série le plus génial de tous les temps.

Le Poète, de Michael Connelly
Editions .2
Editions du Seuil, 1997, pour la traduction française
Titre original : The Poet
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch

Ce que j’en ai pensé :
Hum, vous livrer mes impressions en ayant fini cette lecture depuis plus d’un mois s’avère difficile. Je crains oublier de vous donner certains éléments mais j’essaie tout de même de m’atteler à la tâche. Ceux qui me suivent sur Facebook le savent peut-être déjà : j’ai adoré ce polar et je le recommande chaudement. Voilà au moins c’est dit, vous savez à quoi vous en tenir. Déjà d’emblée, ce qui m’a frappé et ce qui m’a plu c’est le style et le système de narration. Jack McEvoy, un journaliste spécialisé dans les crimes -donc dans la mort d’autrui- se raconte à nous de la manière la plus simple. Sans fards, il nous narre son histoire et celle de son frère qui vient de se suicider. Il ne croît pas que son jumeau ait pu se donner la mort et il va enquêter pour trouver la vérité. Affaire classique, polar classique mais ô combien prenant et addictif. Et le tout -et c’est peut-être le plus surprenant- sur un ton linéaire et routinier. Attention, je ne dis pas qu’on s’ennuie mais que justement, on s’étonne de ne pas trouver le temps long.  C’est peut-être parce que ce ton est juste, que les mots sont choisis avec soin et que la plume est maîtrisée. Je n’ai pas eu la sensation brouillonne que me donnent certains polars. Et puis il n’y a pas, dans ce livre, d’abracadabrants retournements de situations, d’improbables courses poursuites ou de bains de sang extraordinaires.
L’intrigue est amenée doucement, sans qu’on s’en rende compte. Et voilà qu’on est pris dans les mailles du filet de Connelly et qu’on n’a pas envie de voir se terminer cette histoire. En plus, son narrateur est un mec bien, un mec auquel on s’attache (bon, moi, en tout cas) . On a même l’impression qu’il est là, juste à côté, sur le canapé en train de nous raconter sa vie. Les personnages dans leur ensemble sont palpables et revêtent un caractère particulièrement réaliste.

Je cherche quelque chose de négatif à dire sur ce roman. Je ne trouve pas. Peut-être que mon sentiment positif a occulté le reste… Bon allez, pour vous faire plaisir je fais un effort… Peut-être que la fin est un peu trop… surjouée ? Juste un petit peu (trop)… surprenante.

Mais j’ai a-do-ré !
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C’est Aurore qui m’avait offert ce roman il y a maintenant.. -pfooouuu, j’ose plus compter- pour me remonter le moral lors d’une petite déprime professionnelle. Elle ne tarissait pas d’éloges et je comprends désormais pourquoi. Merci  ô grand chef mammouthesque !
Vous êtes nombreux, je crois, sur la blogosphère littéraire (oh quel grand mot !) à l’avoir lu et à avoir aimé. Je crois que je suis la der des der sur ce coup-là mais toi qui passe par là, qui ne l’a pas encore lu et qui a envie de l’acheter, fonce !

Aurore, ne m’en veux pas, ne m’écrase pas de ta grosse patte velue. J’ai encore une révélation à faire. Je plaide coupable.
Oui, j’ai craqué sur l’édition .2
Oui, j’ai lâchement abandonné le format poche habituel en laissant mon marque-page à la page 71.
Oui, je me suis jetée sur la nouvelle édition du format ultra-poche.

Mais pour ma défense… :
– J’ai pu lire les deux mains libres ! (en mangeant, en poupouillant le chat, en me grattant la tête (non je n’ai pas de poux mais ça m’aide à réfléchir), en buvant ma grenadine à l’eau et d’autres choses encore que je ne révèlerai pas)
– J’ai pu l’emporter dans mon sac sans l’abîmer grâce à sa couverture cartonnée.
– Je n’ai pas empêché ma moitié de dormir en me tournant et me retournant sans cesse parce que le livre est trop lourd (que voulez-vous, quand on est feignant c’est jusqu’au bout) ou parce que la tranche est trop rigide.
– Et non ce n’est pas écrit trop petit.
Je suis conquise, ravie, enchantée. C’est juste un peu TROP cher. J’espère que lorsque ce format sera adopté par d’autres maisons d’édition, son prix sera plus raisonnable.

  

C’est une lecture qui s’inscrit dans le challenge Le nez dans les livres :

Et dans celui d’Argali :

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34 réponses à Le Poète – Michael Connelly (et le format .2)

  1. Olivia dit :

    Le poète est un très bon Connelly (l’un de mes auteurs fétiches).

  2. Laure dit :

    J’ai vu ce livre dans la bibliothéque de ma mère, je ne sais plus si je l’ai lu …. le pouet pouet !! je sors 🙂

  3. Miss Alfie dit :

    Pour moi aussi, cette lecture avait été un excellent moment. Je me souviens avoir été bluffée par la fin…
    Une chose m’avait amusée : le décalage entre les technologies mises en œuvre à l’époque et celles d’aujourd’hui !…

    • Melo dit :

      La fin a de quoi secouer en effet.
      Comme toi, je me suis amusée avec la technologie décrite : leurs connexions internet en 56k (ou même pas) avec le modem qui crache un bruit d’enfer. Pas de téléphones portables non plus, etc..
      Pourtant il a dû être écrit vers l’année 96. C’est pas si vieux.

  4. Pitchou dit :

    Alors c’est décidé, c’est mon prochain livre de chevet !! 🙂

  5. Ping : Challenge « Le nez dans les livres  « «

  6. George dit :

    j’adore les romans de COnnelly et notamment ceux avec le personnage de Harry Bosch, lequel a d’ailleurs donné son nom à l’un de mes chats 😉 ! merci pour ta participation !

  7. prune dit :

    J’ai un peu honte de dire que je n’ai toujours pas lu Connelly, et pourtant j’ai le 1er Harry sur mes étagères… Mais le simple fait de savoir que la fin est réussie, me donne bien envie de lire Le poète !

    • Melo dit :

      Je ne sais pas si la fin est réussie… Elle est scotchante, surprenante. Certains aiment. D’autres, comme moi, trouvent ça un petit peu too much. Mais ça ne m’a pas empêchée d’adorer ce polar. 🙂

  8. Noukette dit :

    Toujours pas testé ce nouveau format, pourtant, j’ai encore failli craquer tout à l’heure !

  9. Manu dit :

    Il est dans ma PAL et je sens que ça me plaira. Je n’ai pas encore testé ce format mais je sens qu’il pourrait me plaire. Le prix m’arrête quand même.

    • Melo dit :

      Je pense aussi que ce polar te plairait, Manu !
      Quant au format, je suis totalement conquise ! Mais effectivement, ça fait mal au porte monnaie.

  10. Dup dit :

    Je suis d’accord avec George ! Si tu as aimé Mc Evoy, Harry Bosh ne pourra que te plaire… il est encore plus mieux 😉

  11. Valérie dit :

    C’est le seul Connelly que j’ai aimé!

  12. Nodrey dit :

    Tu n’es pas la der des der! On me l’a souvent recommandé, mais je n’ai toujours pas sauté le pas!

  13. Nodrey dit :

    lol oui il l’a lu il y a longtemps et m’a très souvent dit de le lire!

  14. Véro dit :

    Lu cet été, il m’a emballé moi aussi !

  15. Ping : Les mots de Mélo » Où je suis devenue une e-lectrice…

  16. Ping : Challenge Le Nez dans les livres, 2 ans déjà ! |

  17. Nico dit :

    Ha Ben je vais me laisser tenter dis donc, merci pour cette chronique.

    Mais par contre, plus de format .2 pour moi. Pour le prix, on pourrait largement espérer une qualité de fabrication sérieuse, et des 3 que je me suis offerts, c’est très très loin d’être le cas. Le papier-cigarette utilisé est une vraie catastrophe niveau durabilité et les reliures sont dégueulasses. Ça ne vaut pas mieux que les poches imprimés en Chine mais en deux fois plus cher.

    J’avoue que j’ai également eu beaucoup de mal avec la police du texte. Donc adieu le .2 pour moi, surtout à ce prix-là… Si l’éditeur m’écoute…

    • Melo dit :

      Tandis que moi j’aime beaucoup le format et la finesse du papier ne me gêne pas. Mais pour tout te dire, je n’en achète pas ou plutôt plus parce que je ne peux pas me le permettre. Hé oui, c’est cher !
      Par contre, en comparaison avec le format de poche chez Points (j’ai le titre dans ce format aussi), ce n’est pas forcément mieux. Il faut presque une enclume pour pouvoir ouvrir le livre tant il est rigide ! Et il n’est pas maniable du tout. Donc je préfère le .2 😉

      Bref, merci pour ton passage 🙂 et bonne soirée !

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