Possession, tome 1 – Elana Johnson

Présentation de l’éditeur :

Dans le monde de Violette, personne n’imagine transgresser les règles des Penseurs.
Eux seuls décident des lois et ont le pouvoir d’influencer les esprits. Mais Violette refuse de se soumettre. Alors qu’un soir de couvre-feu elle rend secrètement visite à Zenn, celui qu’elle aime depuis toujours, elle est envoyée en prison. Là-bas, elle fait la connaissance de Jag, un membre actif des Rebelles. Elle va vite comprendre que ce jeune homme aussi mystérieux qu’irrésistible peut la conduire vers de nouveaux horizons affranchis de l’emprise des Penseurs.
Mais elle découvre également le prix de la liberté. Violette saura-t-elle affronter la vérité sur les siens ?

Contrôler ou être contrôlé

Possession (tome 1) d’Elana Johnson
Titre original : Possession (2011)
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sylvie Cohen
Editions Michel Lafon, 2011
378 pages

Nouveau roman dystopique d’une auteure américaine, Possession a du potentiel. Le monde dans lequel vit Violette est effrayant par la dictature qui y règne. Les Penseurs contrôlent la population pour se donner l’illusion d’une pseudo-paix.  La jeune fille est une héroïne qui ne se laisse pas faire et qui ne veut absolument pas ressembler à un mouton de Panurge et se faire embrigader docilement. Elle souhaite plus que tout garder son libre-arbitre et son esprit clair. Mais cela s’avère compliqué tant les Penseurs ont pris le contrôle et veillent à ce que les Rebelles ne fassent pas de vagues.

J’aurais tant voulu adhérer à 100% à ce roman ! La couverture est sublime avec ce papillon prisonnier de la glace et la quatrième de couverture – malgré l’histoire d’amour – promet un univers complexe et trépidant. Malheureusement, je ne ressors pas enchantée de cette lecture.

J’ai aimé :

L’héroïne, Violette, pleine de colère et de rage. Je me suis facilement identifiée à son caractère. Elle ne se laisse pas faire et cherche par tous les moyens à garder son libre-arbitre. Elle est intelligente et méfiante. Son défaut ? L’impulsivité. Sa qualité  ? Sa soif de liberté et de justice.

– Jag, le beau mec Rebelle et ses sourires ravageurs. (Bah quoi ? même si c’est un livre, j’ai le droit d’imaginer !). Séducteur jusqu’au bout des ongles mais un peu bad boy…

L’ambiance dystopique, c’est à dire le monde gouverné par des tyrans, une population sous emprise et des résistants qui essaient d’échapper à cette condition.

Le dynamisme du rythme qui pousse à tourner les pages toujours un peu plus vite.

Je n’ai pas aimé :

Le manque cruel d’explications de l’univers. Sincèrement, je n’ai pas tout compris/saisi. Ce qui s’est révélé véritablement frustrant. C’est le gros point noir qui fait que je ne lirai pas le deuxième tome. Tout m’a semblé décousu et brouillon. J’ai surnagé dans un marasme entre les Gris, les Loyaux, les Rebelles, les Directeurs, la zone Alpha, la cité de l’Eau, la cité du Feu et j’en passe. J’ai eu beaucoup de mal à visualiser l’univers et les tenants et les aboutissants. Ca a vraiment handicapé ma lecture.

Les rebondissements franchement trop faciles. « Emballé c’est pesé ! » est un peu l’impression amère que cela m’a laissé. L’héroïne s’en sort toujours un peu trop facilement. Du coup, j’ai eu du mal à trouver l’histoire crédible.

Les dialogues amoureux. Ils m’ont légèrement portés sur les nerfs même si j’aime bien le personnage de Jag.

Un petit mot sur la « Tech » car il en est beaucoup question. Le monde dans lequel évoluent les personnages s’apparente à un futur lointain de notre monde à nous. Ainsi, la technologie y est ultra-développée. On peut se télé-transporter, neutraliser ses adversaires avec des tasers (qui existent déjà d’ailleurs grâce à la politique ultra sécuritaire de notre cher Nicolas…) implantés dans les téléphones portables, faire apparaître de la nourriture grâce à un cube, se faire guider par les murs qui parlent, aller en prison à cause des robots, être surveillé par des drônes, etc…
Nul doute que ce côté SF en ravira certains mais de mon côté, j’ai fini par trouver ça lourd. J’ai envie de dire que la Tech prend le pas sur le côté « humanité » de l’histoire et je trouve ça dommage. Trop de Tech tue l’histoire.

Malgré les quatre points positifs soulevés plus hauts, je ressors de cette lecture franchement déçue et surtout frustrée. J’aurais pourtant aimé adhérer…

Elana Johnson

Premier roman chroniqué dans le cadre du challenge dystopique. Et 3ème participation au challenge Jeunesse/YA et au challenge 1% Rentrée Littéraire 2011.

This Post Has Been Viewed 793 Times

Vous aimerez peut-être :
Ce contenu a été publié dans Enfants / Ados, Etats-Unis, Fantastique - SF - Fantasy, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

37 réponses à Possession, tome 1 – Elana Johnson

  1. Lelf dit :

    Le premier chapitre ne m’avait vraiment pas convaincu de lire le bouquin. J’avais trouvé le style assez mauvais. Du genre « elle était angoissée » pour dire… qu’elle était angoissée. Y’a rien de moins parlant que de dire exactement au lecteur ce qui se passe, il faut lui faire ressentir par des sensations, des odeurs, des sons… Et là y’avait rien du tout. Du coup, trop plat pour moi. En plus le côté rebelle de l’héroïne, s’il change (et c’est appréciable), ne m’avait pas vraiment parlé sur ce premier chapitre.
    Je n’aime pas du tout le côté romantique à deux balles de la YA également, je trouve qu’il est rarement bien traité et pas forcément pertinent, du coup quand il est évoqué en 4è de couv’ ça ne me donne pas envie. Pourtant ce que j’aime dans la litté jeunesse c’est qu’elle laisse de la place aux sentiments plus facilement qu’en adulte, mais un peu de crédibilité ne fait pas de mal, car mal traité ça enlève tout l’intérêt.
    Au final certaines dystopies jeunesse cherchent juste à en mettre plein la vue avec leurs univers et leurs héros et leurs histoires d’amour mais ça manque un peu de profondeur tout ça. La dystopie à la base dénonce, choque, fait réfléchir. C’est devenu de la pure aventure (ou disons que la réflexion passe au second plan). Pourquoi pas, mais encore faut-il faire ça bien.
    Bref, Possession n’est pas pour moi, je trouverai je n’en doute pas d’autres dystopies jeunesse qui m’interpelleront plus.

    • Melo dit :

      Effectivement, j’ai oublié de parler du style mais je te rejoins : il est plat.
      Oui, c’est tout à fait ça : en mettre plein la vue mais là c’est franchement trop. Du coup, pas le temps pour la réflexion vu qu’on cherche déjà à comprendre l’univers (perso, j’ai fini par lâcher l’affaire).
      Sans nul doute, non, Possession n’est pas pour toi. 😀

      J’ai essayé de peser mes mots pour chroniquer ce livre, mais c’est franchement compliqué. J’ai essayé d’en tirer des points positifs mais j’avoue que j’avais plutôt envie de laisser aller ma frustration. Parce que cette lecture fut vraiment laborieuse.

  2. Dup dit :

    Nos avis se rejoigne bien je crois !

  3. Lelf dit :

    En général quand je cherche à parler du positif sur un truc frustrant ça donne « alors ça c’était sympa, mais [insérer ici un paragraphe de 15L de reproches] » =D
    Mais ce n’est jamais évident. En plus mes rares frustrations sont toujours sur des oeuvres françaises alors vas-y pour peser les mots en sachant que l’auteur va surement te lire mais sans trahir ton avis -_-
    Je pense que mes chroniques des Lames du Cardinal sont de bonnes réussites à ce niveau XD (je sais que l’auteur et des fans les ont lues mais ça n’a pas provoqué de réaction particulière, ouf)

    • Melo dit :

      « alors vas-y pour peser les mots (…) mais sans trahir ton avis »
      Là est tout mon questionnement 😀

      Ouais, c’est pas simple. Des fois j’ai envie d’être cash et ensuite je me dis qu’il faut quand même faire ressortir ce qui m’a plu, aussi minime soit-il.

      J’irai lire ton avis sur Les Lames…

  4. Acr0 dit :

    Ah bah je lis « rebondissements trop faciles » et pire encore, les dialogues amoureux : FUYONS 😀 Tiens je me suis intéressée au concept de dystopie… et bien ce n’est pas si évident que ça à déterminer, car cela se rapproche énormément de l’utopie ; les nuances sont très fines.

    • Melo dit :

      C’est vrai que j’ai du mal à visualiser la frontière entre les deux. En fait, la dystopie, c’est un peu la recherche du perfect world, donc de l’utopie, mais ça part en live. Enfin je vois ça comme ça. ‘fin c’est compliqué. Normalement utopie/dystopie sont antinomiques.

      • Acr0 dit :

        Je synthétiserai comme ça aussi 😀 Mais apparemment, seul l’auteur est capable de définir son roman. Car on peut aussi trouver des utopies qui partent en sucette -_-

  5. Lelf dit :

    Oui parce que si on écrivait vraiment des utopies, ça serait mega chiant, tout le monde serait heureux et parfait et tout et tout et il ne se passerait rien xD
    J’avais eu une discussion intéressante à ce sujet exactement mais je sais plus avec quels auteurs… mince. Effectivement c’est dur à définir. Et finalement il y a peu d’utopies.

    • Melo dit :

      Surtout que le terme de dystopie fleurit ces temps-ci mais qu’on ne l’utilisait pas avant. Du moins je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu parler de ça pour le roman d’Orwell par exemple.

  6. Le Mammouth dit :

    Verdict identique au mien, dirait-on ! Sauf que personnellement je n’ai même pas accroché à Violette… Et moi aussi j’ai peiné à comprendre. Il y a même un chapitre entier que je n’ai absolument pas compris… La seule chose qui soit réussie dans ce roman, c’est la fin, assez percutante pour un « young adult ». Mais c’est un peu mince !! Ceci dit, j’avoue que ça m’embarrasse toujours de « dire du mal » d’un livre reçu en partenariat, j’ai l’impression d’être mesquine… 🙁 Mais c’est le but du jeu ! 😉

  7. herisson08 dit :

    Je suis quand même plus positive que vous, mais je te retrouve pour les points négatifs que tu soulèves!

  8. prune dit :

    Dommage ! Tu es déjà la 2e à le lire pour le Challenge dystopique, alors je sentais venir la dystopie incontournable. Mais ton avis et les commentaires me refroidissent pas mal !

  9. Ping : Possession, tome 1 – Elana Johnson | La dystopie et le roman pour ados ou jeunes adultes | Scoop.it

  10. MyaRosa dit :

    Je viens de le terminer et franchement j’ai rarement été autant déçue. Je n’ai pas du tout adhéré. Je n’ai aimé ni le style, ni l’histoire, ni les personnages. La fin m’a plu mais vraiment pas au point de rattraper tout le reste.

  11. bouma dit :

    me voilà refroidi, je vais peut-être chercher un autre roman dystopique plus intéressant

    • Melo dit :

      Je comprends que ce ne soit pas engageant de ne voir que des critiques négatives (ou quasiment). Tu as lu la trilogie de Gemma Malley ? J’ai beaucoup aimé le T1 !

  12. Stephie dit :

    Bon… je dois le lire en plus…

  13. Ping : Challenge dystopique : bilan d’octobre « Mon jardin de minuit

  14. Melo dit :

    Oups… ca se fait de dire « Bonne lecture ! » dans ces cas-là ? :p

  15. Ping : Les mots de Mélo » Challenge Littérature Jeunesse/Young adult

  16. Elyssandre dit :

    Il est dans ma PaL depuis quelque temps, mais j’ai peur de me lancer. J’avoue que ta critique ne m’encourage pas beaucoup à le lire d’ailleurs. J’ai certaines appréhension et j’ai peur qu’elles se concrétisent lorsque je l’entamerais. Je vais laisser le temps décider pour moi si je dois, oui ou non, tenter l’aventure. 🙂

  17. Ping : Les mots de Mélo » Bilan n°2 Challenge Jeunesse & Young-Adult

  18. Ping : Challenge jeunesse young adult, bilan n°2 « Chez Nodrey

  19. Ping : Les mots de Mélo » Bilan n° 3 du challenge Jeunesse et Young Adult

  20. cnani dit :

    Personnellement j’ai beaucoup aimé ce livre mais je trouve qu’il n’a pas de fin y aura-t-il une suit ???

  21. Ping : Les mots de Mélo » Bilan n°4 du challenge Jeunesse et Young Adult

  22. Ping : Challenge dystopique : bilan de février « Mon jardin de minuit

  23. Ping : Les mots de Mélo » Bilan n°5 du challenge Jeunesse & Young Adult

  24. Ping : Les mots de Mélo » Bilan n°6 du Challenge Jeunesse et Young Adult

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Les liens des commentaires peuvent être libérés des nofollow.