Tout ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n’étions pas toi et moi – Albert Espinosa


Présentation de l’éditeur
:

Madrid, 3 heures du matin. La mère de Marcos, une célèbre chorégraphe, est morte la veille -et pour lui, sans elle, rien ne peut plus être comme avant. Il nous parle du sommeil, des rêves, du bien que cela lui procure en attendant le médicament qui lui permettra de ne plus dormir.
Marcos a un don : il voit dans les souvenirs des gens, et la police fait souvent appel à lui. Aujourd’hui, on lui demande d’examiner « l’étranger », pour tenter de découvrir son passé et sa véritable identité. Leur rencontre se révèle surprenante car ils possèdent le même don. Ayant inversé les rôles, « L’étranger » le supplie de l’aider à s’échapper.

Une fable sur la perte, la douleur et l’amour, empreinte de tendresse mélancolique. Jusqu’où serions-nous prêts à aller pour retrouver un être qui nous a été cher ?
Un roman qu’on lit d’une traite, d’abord étonné puis captivé, et transporté dans une autre galaxie.
Un Best-seller à la fois ingénu et transgressif, d’une totale originalité, hymne à l’amour impossible sur terre et peut-être ailleurs.

Tout ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n’étions pas toi et moi, d’Albert Espinosa
Traduit de l’espagnol par Christilla Vasserot
Editions Grasset, 2012
255 pages

 

Décrit la plupart du temps comme puissant et onirique, j’étais pourtant sûre que j’allais adhérer et aimer.
J’ai commencé par apprécier cette ambiance empreinte de calme et de bons mots mais au moment où Marcos dérive en réflexions sur sa mère – décédée la veille – à toutes les pages ou presque, j’ai senti le vent tourner. Son chemin de deuil a fini par me lasser et les considérations sur le sexe, poétisées à l’extrême, me sont apparues lourdes et agaçantes. La pointe de science-fiction est aussi bien trop effleurée à mon goût et ne sert que de prétexte pour s’enliser dans des observations abstraites sur le sens de la vie et sur l’homme en général.
Je ne nierais pas qu’il y a de très jolis passages que je voulais partager mais en fait j’ai la flemme mais ça manque de substance par ailleurs.
Cependant, la question de s’injecter un produit qui débarrasse à vie du besoin de dormir m’a semblé intéressante mais encore une fois bien trop survolée.
C’est un livre que je ne peux déconseiller pour ses jolis mots et réflexions mais je suis déçue par le reste.

NB : Je me demande jusqu’où va la part d’autobiographie dans les relations de l’auteur avec sa mère tant on sent que le personnage porte un amour extrême à la sienne.

Premiers mots :
« J’aime dormir, c’est peut-être ce que j’aime le plus dans cette vie. Et si j’aime tant ça, c’est peut-être parce que j’ai du mal à trouver le sommeil.

Je ne suis pas de ceux qui s’endorment à peine la tête posée sur l’oreiller. Pas plus que je n’arrive à m’endormir en voiture, ou dans un fauteuil d’aéroport, ou allongé sur la plage à moitié ivre.
Mais après la nouvelle que j’avais reçue quelques jours auparavant, j’avais besoin de dormir. Tout petit déjà, je pensais que dormir éloigne du monde, rend invulnérable à ses attaques. Seuls les gens éveillés, ceux qui ont les yeux grand ouverts peuvent se faire attaquer. Nous qui disparaissons dans notre sommeil, nous sommes inoffensifs. »

 Clara a aimé, SBM et Cynthia n’ont pas accroché.

Albert Espinosa Puig est né à Barcelone en 1973. Albert Espinosa Puig est un ingénieur industriel, écrivain, acteur et réalisateur du cinéma espagnol. Atteint d’un cancer, il perd une jambe, un poumon et aussi une partie de foie. Il reste à l’hôpital pendant une grande partie de sa jeunesse en luttant contre cette maladie.
À l’âge de 24 ans, il quitte l’hôpital et commence ses études d’ingénierie industrielle. C’est aussi à cette époque qu’il commence à écrire des scénarios et qu’il fait ses débuts dans des séries télévisées célèbres de Televisió de Catalunya. Il est découvert comme écrivain avec le livre « 4ª Planta » (2003) où il explique son expérience à l’hôpital, en montrant une réalité pleine de vie, de jeux et d’espoir. Ce livre est adapté au cinéma.

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10 réponses à Tout ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n’étions pas toi et moi – Albert Espinosa

  1. Cajou dit :

    Humf… et bien, je suis donc beaucoup moins pressée de le sortir de ma PAL. Surtout que le bémols que tu soulignes (éléments juste esquissés) ont souvent le don de me gâcher la lecture… Bon et bien affaire à suivre !

  2. DF dit :

    Houmpf! Je l’ai sur ma pile à lire, comme je le laissais entendre; à présent, il faut que je m’y attaque. Le coussin sur la couverture de ce petit livre sera-t-il annonciateur d’une prose soporifique ou d’une homérique bataille de polochons entre personnages? A voir; votre article me rend à la fois curieux et circonspect.

    • Melo dit :

      @DF, je n’irais pas jusqu’à dire que la prose est soporifique 😉 mais ce livre n’est pas assez abouti, à mon sens. Hâte de lire ton avis !

  3. SBM dit :

    J’aime bien « j’ai senti le vent tourner »… ben moi aussi, pourtant, j’étais comme toi toute prête à me laisser emporter par cette histoire d’amour, décidément bien trop « jolie ». As-tu trouvé ça « ingénu et transgressif » comme le dit la 4e ? Ingénu oui, mais transgressif ???

  4. Stephie dit :

    Pour moi, ce fut un vrai coup de coeur. Mais bon, la diversité de nos goûts à tous est normale 😉

  5. Nodrey dit :

    Je ne connaissais pas du tout ce livre mais j’aime beaucoup le titre!
    En tout cas ton avis m’intrigue.

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