[BD] Otaku Blue, tome 1 : Tokyo Underground

Otaku Blue, tome 1 : Tokyo Underground, juin 2012
de Richard Marazano & Malo Kerfriden
[BD en 2 tomes]
Editions Dargaud

Otaku Blue est une BD en deux tomes dont le premier est sorti en juin dernier. Outre la couverture que je trouve assez réussie, le synopsis m’a interpellée ; deux histoires se racontent en parallèle dont on se doute bien qu’elles vont finir par se rejoindre :
– D’un côté il y a Asami, étudiante en sociologie de son état, qui travaille sur une thèse ayant pour sujet les Otaku, ces japonais vivant, selon le résumé, pour ou par une passion unique.
Le terme « Otaku » a évolué en quelques décennies mais globalement au Japon et d’après Wikipedia, il désigne les personnes qui consacrent une importante partie de leur temps à une activité d’intérieur comme les mangas, les idoles japonaises, ou encore les jeux vidéo.
Notre thésarde va d’abord se pencher sur le phénomène des lolitas : ces jeunes filles s’habillent comme des poupées suivant des codes très précis , souvent avec excentricité.  Apparemment cette mode fait partie d’un véritable mouvement, voire d’une façon de penser.
Je n’en sais pas assez sur le sujet pour vous livrer une définition complète mais je vous invite à aller visiter ce blog sur le Japon ou encore notre ami Wiki ici sur les lolitas ou là sur les Otaku si vous souhaitez aller plus loin.
– En parallèle, on suit l’enquête de deux policiers qui ont à résoudre une affaire sordide de meurtres en série : des prostituées sont retrouvées assassinées suivant un mode opératoire très précis qui laisse à penser que le meurtrier est collectionneur…

Si je me suis penchée sur cette BD c’est parce que je trouve sympa de s’immerger dans la culture japonaise au travers de la BD mais si le décor Tokyoïte m’a plu, j’ai été déçue du peu d’éléments sur les Otaku, l’album se focalisant, pour cet aspect, exclusivement sur les lolitas. (alors la question qui tue : peut-on qualifier les lolitas d’Otaku ? Je n’en sais strictement rien).
Ce premier tome ne m’a pas passionnée plus que ça, je ne sais trop pourquoi, l’alchimie n’a pas eu lieu… J’ai aimé les dessins très colorisés (à l’image que je me fais de Tokyo) mais n’ai pas été prise d’une folle passion pour l’histoire. L’enquête et les recherches de thèse d’Asami n’ont trouvé que peu d’intérêt à mes yeux et le suspense m’a semblé bien trop fragile.
On pourrait penser que le second et dernier tome collera plus à mes attentes mais j’ai des doutes car ça me paraît bien trop court. Etant donné la richesse des thèmes abordés, l’histoire aurait pu être mieux traitée et tenir le lecteur sur plus de pages, selon moi.
Néanmoins, mon avis n’est que subjectif et cette BD qui allie le thriller et le Japon contemporain a déjà su séduire Madoka qui sera surement rejointe par d’autres blogueurs. Et moi j’emprunterai sûrement la suite à la bibli histoire de boucler la boucle.

Première planche :

Ha et j’ai honte mais je n’ai pas capté ce que la toute dernière vignette de l’album représentait. D’autres dans ce cas ou bien ? :-p)

Richard Marazano :
Naissance le 27 janvier 1971 à Fontenay-aux-roses. Adolescence passionnée d’arts, de politique, et de sciences, marqué par la personnalité de Robert Oppenheimer et le mythe de Prométhée. Passion pour le cinéma (Billy Wilder, Lubitsch, Manckievicz, Arthur Penn etc … la liste est assez longue) et la littérature russe. Commence des études de physique et d’astrophysique à la faculté d’Orsay, hésite un temps entre des études de cinéma et de bande dessinée. Intègre l’atelier bande dessinée des beaux arts d’Angoulême, fréquente l’atelier Sanzot pendant quelques années puis s’expatrie en Belgique pour profiter de la cinémathèque de Bruxelles et de ses trois films muets quotidiens. Redécouvre les cultures classiques grecques, perses et romaines. Intérêt marqué pour le stoïcisme et surtout le cynisme. Passion pour les cultures incas, aztèques, maya, précolombiennes en général. Passion pour les arts Chimù, Moche et Chancay (début de collectionite aiguë d’art précolombien), intérêt croissant pour les arts océaniens, notamment ceux de Papouasie Nouvelle guinée, autour du Sepik. Lectures quotidiennes de récits de voyage depuis l’Antiquité jusqu’au milieu du 19e siècle.
(source : bedetheque.com)

Malo Kerfriden :
Il est né le 17 novembre 1972 à Redon. Petit fils d’un écrivain breton (Pierre-Jackez Hélias) et fils d’un membre du fanzine de bande dessinée breton « frilouz », il se passionne très tôt pour le dessin et la bande dessinée. Alors qu’il poursuit ses études de lettres et d’arts plastiques dans un lycée de Rennes, il rencontre Stephane Duval, l’auteur des Lutins et de Janet Jones, qui le présente alors à Pascal Bertho, le fondateur du fanzine rennais Atchoum. C’est là, en 1988, qu’il fait la connaissance de David Chauvel, Jérôme Lereculey, Fred Simon, Joub et des autres. Après une fac d’histoire de l’art à Rennes, il intègre en 1994 l’atelier des beaux-arts d’Angoulême pendant trois ans. Parallèlement, il joue de la basse dans le groupe angoumoisin « The lost Minds » qui publiera un album et deux singles sur le label anglais detour records, ils participeront également à plusieurs compilations et tourneront au japon, en Espagne etc. À Angoulême, ses activités musicales ne l’empêchent pas de travailler en compagnie des autres étudiants de l’atelier BD ou dans l’atelier d’auteurs déjà confirmés comme Denis Bajram ou Richard Marazano. En 1997, de retour à Rennes, il fonde l’atelier Twin Peaks avec deux anciens élèves d’Angoulême : Lionel Chouin et Marc-Antoine Boidin. Parmi ses références BD, on trouve aussi bien Rochette ou Lauffray qu’Otomo. Enfin, également passionné de cinéma, il apprécie les œuvres de C. Eastwood, O. Welles ou M. Kobayashi? David Chauvel, en lui proposant de reprendre Quarterback après plusieurs essais infructueux, lui permet de faire ses premières armes en bande dessinée dans les meilleures conditions possibles.
(source : bedetheque.com)

Cette lecture s’inscrit dans le cadre du challenge Dragon 2012

Et j’en profite puisqu’on est dans le thème pour partager l’article de Nodrey qui est allée à la Japan Expo. (lien à venir)

C’était ma BD du mercredi chez Mango

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18 réponses à [BD] Otaku Blue, tome 1 : Tokyo Underground

  1. Natiora dit :

    Malgré ton avis mitigé cette BD me tente. J’aime bien l’idée de s’intéresser à un phénomène culturel et de mêler ça à une intrigue policière. Je note 🙂
    Dernier article de Natiora : “L’oeil du monde – Aslak t1″, de Hub, Weytens, Michalak et Drac

    • Melo dit :

      C’est vrai que l’idée de départ est intéressante. Après elle n’est pas forcément exploitée comme je me l’imaginais 🙂

  2. jerome dit :

    Pas tenté plus que ça. Ton avis est plutôt tiède et cette couverture me fout vraiment les jetons !
    Dernier article de jerome : Portugal de Cyril Pedrosa

  3. Lanyla dit :

    C’est dommage, les Otaku est pourtant un sujet très intéressant. =/
    Dernier article de Lanyla : C’est lundi que lisez-vous ? [11]

    • Melo dit :

      Oui moi aussi je trouve ça intéressant. Peut-être que le deuxième tome correspondra plus à mes attentes, je verrai 🙂

  4. Noukette dit :

    Peu de chance que cet univers me plaise…, d’autant que tu n’as pas l’air très emballée…!

  5. Manu dit :

    Dommage, le sujet était intéressant.
    Dernier article de Manu : « Burlesque Girrrl » de François Amoretti

  6. Sara dit :

    La couv me plait mais les dessins un peu moins. Pour le reste, le pitch me semble un peu confus. Je ne pense pas que les gothic lolita soient considérées comme des otaku. Mais bon je ne suis pas vraiment expertes du sujet…

    • Melo dit :

      La quatrième de couv’ est très claire mais par contre en effet je ne maîtrise pas le thème des Otaku et je n’ai pas appris grand chose avec cet album malheureusement. On nous parle des Otaku dans la quatrième de couv’ et dans l’album on nous parle des Gothic lolitas, d’où l’amalgame.
      J’aimerais avoir d’autres avis de blogueurs. Peut-être que c’est moi qui suis passée totalement à côté en fait !

  7. Catherine dit :

    Lien noté, merci, bonne fin de semaine !

  8. OliV dit :

    album feuilleté mais hésité…
    les poupées japonaises, ce n’est pas trop mon truc !! (même si curieux de ce phénomène !…)
    Bon si ça passe en médiathèque pourquoi pas mais en lisant ton retour, je ne regrette pas.

    • Melo dit :

      Oui curieux phénomène dont je crois d’ailleurs qu’on ne connaît pas l’origine.
      En effet, pas indispensable selon moi. 🙂

  9. Nodrey dit :

    Je me laisserai bien tenter!

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