Fleur de cimetière – David Bell

Présentation de l’éditeur :
Tom et Abby Stuart avaient tout pour être heureux : un mariage parfait, une vie confortable et une merveilleuse petite fille de douze ans, Caitlin. Jusqu’à ce que Caitlin disparaisse sans laisser de traces. Pendant un temps, le couple s’accroche à tous les espoirs, toutes les fausses pistes, mais cette vaine attente et le poids de la culpabilité finissent par avoir raison de leur union.
Quatre ans plus tard, au lendemain des funérailles organisées en sa mémoire, Caitlin réapparaît – sale, hirsute, étrangement calme. La jeune fille refuse d’expliquer ce qui lui est arrivé. Et lorsque la police arrête un suspect lié à l’affaire, Caitlin refuse de témoigner contre lui, laissant les Stuart face à une seule alternative : abandonner l’espoir que justice soit faite ou prendre les choses en main. Tom se lance dans une quête obsessionnelle de la vérité, mais rien de ce qu’il a vécu jusqu’alors ne l’a préparé à ce qu’il est sur le point de découvrir.
Savez-vous réellement qui sont vos enfants ? Croyez-vous sincèrement pouvoir les protéger ? Êtes-vous vraiment ce qu’il y a de mieux pour eux ? Avec ce premier roman, David Bell signe un suspense psychologique implacable en forme de huis clos familial et s’affirme d’emblée comme un maître du polar en chambre froide.

Fleur de cimetière, de David Bell
(Cemetery Girl, 2011)
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Claire-Marie Clévy
Actes Sud ‘(Actes Noirs), janvier 2013
400 pages

Attention, ne vous faites pas avoir (comme moi) par le packaging. Si vous souhaitez plonger dans ce roman sachez qu’il n’a rien d’un thriller et que l’enquête ne vous mènera pas à un rythme effréné sur des chemins tordus et angoissants. C’est avant tout un roman psychologique, à suspense certes, mais qui prend son temps pour installer son intrigue et qui insiste sur le profil psychique des personnages.

Le premier chapitre a particulièrement malmené mon petit coeur puisqu’il s’agit du chien de famille qu’on emmène à la fourrière. J’ai tout de suite éprouvé un sentiment puissant pour son maître – le père de la petite disparue –, que l’auteur a d’ailleurs choisi pour narrateur (voix masculine, voix paternelle) : je l’ai détesté immédiatement pour son acte immonde, même si dans le fond je me disais que c’était un pauvre homme malheureux. (mais est-ce une raison pour emmener son chien à la fourrière, quel sale con !).

Le suspense s’installe très vite, l’ambiance est particulièrement bien rendue, noire, angoissante surtout, dans l’attente. L’écriture m’a plu, fluide et avec un certain sens littéraire (je ne sais pas si ce que je viens d’écrire veut dire quelque chose) mais j’ai trouvé le temps long ! Caitlin est retrouvée à presque la moitié du roman alors que j’avais failli abandonner (parce que je m’attendais à être tendue comme un string et que finalement non).
En fait ce roman décrit une famille fragilisée par la perte d’un enfant -dont l’histoire est narrée par le père, je le re-précise-, puis re-fragilisée par son retour après 4 ou 5 ans. Ce n’est pas un mauvais roman finalement : l’introspection du père, sa culpabilité, la vision qu’il a de son couple et sa quête pour retrouver sa fille sont tout à fait bien décrites. Et le roman prend une autre dimension lorsqu’à son retour, on se rend compte que l’adolescente a développé le fameux syndrome de Stockholm…

Ce livre, dans un ton tout américain, raconte donc la perte, ses conséquences, le deuil, puis la difficile reconstruction alors que rien ne sera jamais comme avant et que l’être aimé a changé. Sujet sensible, sujet dont on a tous entendu parler dans les médias.

Je ne peux pas le déconseiller parce que je l’ai lu sans déplaisir mais je peux juste vous dire que ça m’a semblé long. Peut-être que les prochains lecteurs avertis en retireront plus de satisfaction.

C’est le premier roman de David Bell. Il vit à Bowling Green dans le Kentucky, où il enseigne l’écriture. Quand il n’écrit pas, il aime se promener dans le cimetière près de chez lui. (Actes Sud)
(Crédit photo : © Victoria Taylor)

PaL Noire

Challenge Thrillers & Polars

Petit Bac 2013 catégorie LIEU

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12 réponses à Fleur de cimetière – David Bell

  1. Manu dit :

    Mouais ben pour moi, je ne vois pas pourquoi il abandonne son chien même s’il a perdu son enfant. Je passe.
    Dernier article de Manu : « Miss Octobre – tome 1. Playmate, 1961″ de Stephen Desberg et Alan Queireix

    • Melo dit :

      Je ne sais pas pourquoi mais en écrivant ce passage je pensais à toi 😉
      Je t’avoue que ça m’a particulièrement déplu, le 1er chapitre est cruel…

  2. Véro dit :

    Bah, ton avis est trop mitigé pour que je le rentre dans ma LAL…

  3. Cla dit :

    La couverture m’aurait attirée, mais si elle est trompeuse……
    Dernier article de Cla : Les filles de Brooklyn -Jessie Elliot {Lecture détente}

    • Melo dit :

      La couverture m’a beaucoup plu aussi… Je ne dirais pas qu’elle est trompeuse mais ce n’est pas ce à quoi je m’attendais…

  4. Ping : Challenge Pour Bookineurs En Couleurs – Ma PAL Noire | LesLecturesDeLiyah.com - Blog de Litterature Jeunesse et Culture. Partagez vos critiques litteraires

  5. Moka dit :

    Dommage, la couverture était très tentante !

  6. couverture intrigante !

  7. Nodrey dit :

    J’aime beaucoup les romans psychologiques, mais ton avis me refroidie !
    Dernier article de Nodrey : Lune mauve, tome 1 : la disparue, Marilou Aznar

  8. dasola dit :

    Bonsoir, je le note éventuellement quand il sortira en poche. Bonne soirée.
    Dernier article de dasola : Stoker – Chan-wook Park

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