A Kiss in the Dark – Cat Clarke

a kiss in the darkQuatrième de couv’…
Un roman qui vous fera revivre les délices et les frissons de votre premier amour.
Lorsque Alex et Kate se rencontrent, l’attirance est immédiate.
Il a de l’humour, il est beau et un brin timide : tout ce que Kate recherche chez un petit ami.
Elle est jolie, craquante, avec un irrésistible soupçon de naïveté : Alex ne peut résister à son charme.
L’un des deux cache pourtant un lourd secret qui va non seulement peser sur leur amour naissant, mais aussi menacer leurs vies…

A Kiss in the Dark, de Cat Clarke (2014)
traduit de l’anglais (Angleterre) par Alexandra Maillard
Robert Laffont, Collection R, mai 2014, 392 pages
(à partir de 14 ans, je dirais)
4 étoiles

« Les apparences sont donc bien en péril puisqu’il s’agit toujours de les sauver. » Natalie Clifford Barney (Extrait des Pensées d’une Amazone)

« Tout était devenu compliqué, chaque bribe de bonheur était légèrement ternie. Mais un bonheur terni, ça vaut plus le coup que pas de bonheur du tout. » (page 115, A Kiss in the Dark)

Cat ClarkeCat Clarke, l’unique, la seule, celle que tous les ados s’arrachent, est de retour avec son quatrième roman. Ses livres (clic) manient des thèmes qui parlent immédiatement au moindre jeune de + de 14 ans : amitié, jalousie, vengeance, premier amour, suicide, premières fois, préjugés, … . Elle y insère généralement une bonne dose de culpabilité (une marque de fabrique ?) et malmène beaucoup ses personnages qui sont souvent borderline et/ou en pleine crise existentielle (on me glisse à l’oreille que c’est en fait le propre de l’ado..). Son style est toujours direct et familier et colle au plus près du réel. Saupoudrez-y quelques situations extrêmes et/ou dramatiques et vous avez du pur Cat Clarke qui parfois choque, remue souvent, fait couler des litres de larmes et chavirer tous les coeurs de moins de vingt ans. Depuis Revanche et maintenant avec A Kiss in the Dark elle s’intéresse plus particulièrement à l’orientation sexuelle. Pas celle qui ne dérange pas, l’autre. La contre-nature diront les bas-de-plafond. Et la démarche est carrément louable même si ces deux romans ne feront jamais partie de l’Académie des Lettres. Mais en fait non, A Kiss in the Dark ne parle pas d’homosexualité. Pas vraiment. Puisque -c’est révélé dès les premières pages – Alex est une fille qui ressemble à un mec et qui rencontre une fille qui croit que c’est un mec. (vous suivez ?). La question du genre et de ce que doit être une fille ou un garçon se pose. Mais l’homosexualité, Alex ne s’est jamais vraiment posé la question, ou pas clairement. Elle ne révèle rien à Kate, sans trop savoir pourquoi, c’est juste plus facile. Puis ils elles se revoient une fois, puis deux… La vérité devient de plus en plus dure à révéler jusqu’à ce que cela devienne totalement impossible…
Donc voilà, A Kiss in the Dark est -bêtement- l’histoire d’un gros mensonge, mais seulement un mensonge par omission, du moins au départ. Mais ça bouscule, ça fait se questionner, ça éclate les préjugés, démonte quelques barrières mentales. Regard des autres, conformisme, culpabilité, honte, quête d’identité mais aussi question de ce que la féminité ou la masculinité impose, les ingrédients d’un bon roman ado, finalement. A ça près que A Kiss in the Dark est un peu plus que ça. Plus fin peut-être dans le message délivré et assez unique en littérature, je pense.
J’ai lu que quelques lecteurs avaient trouvé Kate immature, méchante-pas-belle. Moi je me mets à sa place deux secondes : imaginez que vous découvriez plusieurs mois après votre rencontre que votre premier amour, le mec que vous aimez de plus en plus, avec lequel vous créez une complicité toujours croissante, avec qui vous vous imaginez vivre une longue et belle histoire sentimentale, soit finalement une fille. Le choc serait violent, non ? Ses choix ne sont certes pas très malins mais finalement elle emploie le même schéma qu’Alex : ne pas dire, laisser dire puis se faire prendre au piège.
La fin m’a beaucoup plu. J’imagine bien la scène et la suite de l’histoire…

Bref, j’ai pris plaisir à accompagner ces deux ados le temps de leur inextricable situation, et ce malgré quelques petites longueurs relatives au quotidien adolescent. Les émotions sont là et un Cat Clarke ça se lit avec le coeur…

PS : un Cat Clarke que j’apprécierais voir adapté au ciné, pas vous ?

PS2 : Je n’ai pas lu l’ouvrage dont est extraite la citation d’introduction, je ne connais même pas Natalie Clifford Barey (ouuuuh pas bien), j’ai juste cherché un citation qui illustrerait cette lecture que j’ai trouvée sur evene.lefigaro.fr …
source photo auteur : babelio.com

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3 réponses à A Kiss in the Dark – Cat Clarke

  1. Cajou dit :

    Depuis sa sortie, ce titre ne m’a jamais vraiment tentée, et les billets non plus. Mais en lisant le tien, et bien j’ai envie de me l’offrir maintenant !!
    Des bisous 🙂
    Dernier article de Cajou : Challenge – Coupe du Monde des Livres – BILAN

  2. mokamilla dit :

    Inconnue pour moi mais je vais creuser un peu la question…
    Dernier article de mokamilla : Chiffons, dentelles et petites étagères : old Vilnius.

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