Ciné -Cinéma (tchi tchaa) (4)

(titre à lire façon jingle des années 90… => rappelez-vous)

Lucy Luc BessonLucy

réalisé par Luc Besson
(avec Scarlett Johansson, Morgan Freeman)
1h29 (franco américain)
Sortie en France en août 2014
4 étoiles

Adoré la 1ère moitié voire les 3/4, c’est du pur Luc Besson et j’aime : ses mafieux très méchants et très chinois, son héroïne hyper fragile au début mais qui va tous les niquer, l’humour décalé (aaahhh que c’est biiiien !), les plans, l’esthétique, la mise en scène, la patte Besson comme je l’aime ! Le personnage de Lucy est top : Scarlett J. a eu une grande chance d’avoir joué ce film et de rejoindre les héroïnes à la Nikita (Anne Parillaud) et à la Matilda (Natalie Portman). On retrouve d’ailleurs les mêmes mécanismes que dans ces deux précédents films et c’est quand même bien réjouissant. Après, ça part dans du grand spectacle pas très utile à mon goût (la course en voiture -qui a dû leur prendre un temps monstre à réaliser au détriment du reste- , la fin avec ce que devient Lucy, ..), il y a (je trouve) des maladresses, ce n’est pas assez poussé dans la réflexion, le thème de la capacité du cerveau reste (un peu trop) en surface, même si le côté symbolique est vraiment chouette ! D’ailleurs j’ai vu Besson en parler sur France 2 cette semaine et il disait que l’affirmation sur laquelle se base le film (que nous n’utiliserions que 10% de notre cerveau) est fausse. Je conçois que ce soit plus simple pour le film de simplifier autant mais je trouve ça dommage : c’est le genre d’affirmation que l’on veut croire, je l’aurais avalé tout rond si Besson n’avait pas été interviewé (et du coup j’ai envie de googlé tout ça). Le thème de la capacité d’utilisation du cerveau est en soi passionnant, j’aurais donc aimé en voir +.
MAIS je crois que les films de Besson sont affaire de génération…. J’ai vu Le Grand Bleu au cinéma en version longue lorsque j’avais 8 ans (mes parents ont été téméraires sur ce coup-là) et il paraît que je n’ai pas bronché des environ 3h qu’a duré le film. Depuis je l’ai vu, revu, rerevu, la bande-son est beaucoup passée sur ma chaîne hi-fi et c’est devenu un film culte à mes yeux. Ado, Nikita et Léon m’ont également passionnée et surtout réjouie, vus moultes fois également et justement on retrouve dans Lucy ce qui a fait le succès de ces deux-là, vous comprenez donc le petit sourire satisfait que j’ai eu pendant la 1ère moitié du film……. (J’ai moins aimé Le 5ème élément et je n’ai pas beaucoup vu le reste de sa filmographie…). Reste que – j’ai dû mal à l’admettre – peut-être que Lucy est en dessous des deux suscités mais j’ai été tellement ravie de revoir du Besson que j’aime que l’enthousiasme l’emporte sur la déception.
Du coup si le prochain Besson pouvait être de cette veine-là, et bien je l’attends avec impatience !
[PS : On sait que Besson est un réalisateur très controversé : Merci Benoit Duquesne de lui avoir consacré une émission à revoir là]

we-need-to-talk-about-kevin-poster-FR_mWe Need To Talk About Kevin

réalisé par Lynne Ramsay
(avec Tilda Swinton, Ezra Miller)
1h50
Sortie en France en sept 2011
5 étoiles

Poua poua pouaaaa…. (non ce ne sont pas des « poua » de dégoût). J’avais acheté le livre à sa sortie en (2006, 2008 ?) et je n’avais pas réussi à aller au delà de 50 pages. Je ne sais plus vraiment pourquoi : le thème ? la lenteur de la narration ? Peut-être bien les deux. Si, je me souviens maintenant que le thème me faisait tellement froid dans le dos que j’avais fini par ressentir une sorte de répulsion pour ce livre aimé et tout autant détesté des lecteurs.
Puis récemment Arte l’a passé en première partie de soirée (en VO) (merci Arte !). Et je suis restée littéralement scotchée à l’écran. Pour terminer sans voix.
Je ne sais qu’en dire. Juste que Ezra Miller et Tilda Swinton sont formidables. Qu’ils m’ont hypnotisée. Que c’est terriblement dur. Que cette relation mère-fils m’a secouée. Que j’ai eu beaucoup de peine pour le personnage de la mère. Que la tension psychologique est hallucinante.
Les plans, l’esthétique forment une ambiance et une tension vraiment remarquables. Remises en question, fatalité, haine, sentiment de rejet, complexité de l’humain et de la filiation. C’est simple j’ai maintenant envie de racheter le livre que j’avais vendu.
Une claque.

Alabama MonroeAlabama Monroe

réalisé par Felix Van Groeningen
(avec Johan Heldenbergh, Veerle Baetens, Nell Cattrysse)
1h49 (belge)
Sortie en France en août 2013
2 étoiles

Oui je sais, je ne me fais pas que des amis en disant que je n’ai pas aimé Alabama Monroe. Oui la musique est sympa (Bluegrass, musique country, j’aurais au moins appris un truc), oui les acteurs sont beaux avec leur look hippie et leurs tatouages… , la réalisation originale. Mais qu’est-ce que c’est pesant ! Que c’est chargé (trop beaucoup trop, à l’écoeurement) émotionnellement ! Déprimant. Pathos pathos pathos, tire-larmes. Pouah ! (là c’est bien un « pouah » de dégoût). Je ne savais rien avant de voir les premières images si ce n’est que tout le monde était unanime pour dire que ce film est merveilleux. Mais moi le thème du cancer, du suicide, des parents endeuillés, du délitement du couple, c’est… trop. Trop dans un seul film. La fin est à l’image du reste : à se tirer une balle dans le crâne.
Pouah.

 

Salutations.

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10 réponses à Ciné -Cinéma (tchi tchaa) (4)

  1. Cajou dit :

    Comme toi, j’aime bcp Besson et j’ai adoré Nikita et Léon que j’ai chacun vu des dizaines de fois. J’ai donc très envie de voir Lucy avec le bien nuancé que tu en dis ! Le seul frein à mon enthousiasme est la présence de Scarlett que j’ai du mal à encore apprécier après le tour de cochon qu’elle a fait à Delacourt que je trouve digne d’une diva pathétique ^^
    Des bisous Mélo 🙂

    • Melo dit :

      Et bien dans le mille car je conseille Lucy à ceux qui aiment le Besson de Nikita et Léon… 😉 Alors oui c’est parfois trop simple (mais Léon dans son genre l’est aussi) mais ça reste Besson et Besson c’est pas mal de spectacle avec cette touche d’originalité décalée qui fait qu’on l’aime.
      J’ai beaucoup aimé le rôle joué par Scarlett, tellement fragile au départ… Mais je t’avoue que je l’ai vue en interview récemment elle aussi et elle m’a semblé assez pédante (aïe mon karma !). Ceci dit elle reste une bonne actrice dont on ne connait que le côté médiatisé. Concernant l’affaire Delacourt tu dois me haïr mais comme j’ai détesté son livre et que je trouve qu’il a vraiment eu du culot de jouer sur la notoriété de Scarlett -pour vendre- (rien que sur la quatrième de couv’ elle est annoncée….), j’en veux + à Delacourt qu’à l’actrice…

      Sinon j’ai hâte de savoir ce que tu vas penser de Alabama Monroe et, j’ai pensé à toi pendant les bandes-annonces, ils ont passé celle des Apparences et comme tu le sais moi qui n’ai pas vraiment aimé le livre je gage que le film sera 1000 fois mieux, à mon goût 😉

      Des bisous, chère Cajou !

  2. J’avais presque envie de voir le Besson, mais il ne passait qu’en VF près de chez moi. Je me laisserai peut-être tenter, et tant pis pour les rageurs. Et j’avais vu il y a loooongtemps « We Need To Talk About Kevin » qui, comme toi, m’a coupé le souffle. Quelle fin, mais quelle fin !
    Dernier article de LaLoreleï (ex Neph) : In God We Trust, Winshluss

    • Melo dit :

      Oui, tant pis pour les rageurs 🙂 C’est un bon divertissement. Avec des défauts, sûrement, mais un bon film ne se qualifie t-il pas au plaisir éprouvé ? 🙂
      Oui quelle fin pour « Kevin » et quel film !

  3. HanaPouletta dit :

    J’aimerais beaucoup voir Lucy, même si je serai probablement déçue par la même chose que toi, si je n’avais pas lu ton article je serais toujours en train de croire qu’on utilise que 10% des capacités de notre cerveau. x)

    We need to talk about Kevin m’effraye mais je tenterai sans doute… un jour.

    Alabama Monroe, je pense m’en passer. 😛 Pas besoin de déprime…

  4. Aaahhh, Il faut qu’on parle de Kévin est un livre difficile d’accès, mais, Ô combien puissant et marquant. Lu à l’adolescence, c’est un chef d’œuvre qui m’a bouleversée et le premier livre à m’avoir fait cet effet. Mais c’est clair qu’il faut s’accrocher et qu’il est terrifiant…
    Le film m’avait paru plus fade par contre, imagine l’intensité du bouquin…
    Depuis j’ai lu tous les romans de Lionel Shriver, et je te les recommande, ils sont tous très pertinents et captivants !
    Dernier article de Livresse des Mots : « Broadchurch » de Chris Chibnall [série]

    • Melo dit :

      Je réessayerai peut-être un jour de lire le livre de Lionel Shriver. Un jour… peut-être 🙂 Elle en publie un autre qui doit sortir sous peu : Big Brother, ça me tente mais ça me fait peur… 🙂
      Merci Livresse !

  5. DoloresH dit :

    Je ne suis pas objective en ce qui concerne Alabama Monroe, vu que j’ai totalement adoré ce film, mais je peux comprendre que ce soit beaucoup. J’avais très envie de voir We need to talk about Kevin, du coup ton coup de coeur me pousse à l’ajouter à ma liste prochaine des visionnages !

    • Melo dit :

      Oui oui ajoute-le 🙂
      Moi je suis déçue d’être déçue par Alabama Monroe mais bon tant pis 🙂
      Merci pour ton passage 🙂

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