Rebecca, Daphné du Maurier (lecture audio)

Rebecca, daphné du maurier

« Il ne m’appartenait pas du tout, il appartenait à Rebecca. Elle était toujours dans la maison, comme Mrs Danvers l’avait dit, elle était dans cette chambre de l’aile ouest, elle était dans la bibliothèque, dans le petit salon, dans la galerie au dessus du hall. Même dans le petit vestiaire où pendait son imperméable. Et dans le jardin, et dans les bois, et dans la maisonnette en pierre sur la plage. Ses pas résonnaient dans le corridor, son parfum traînait dans l’escalier. Les domestiques continuaient à suivre ses ordres, les plats que nous mangions étaient les plats qu’elle aimait. Ses fleurs préférées remplissaient les chambres. Rebecca était toujours Mme de Winter. Je n’avais rien à faire ici. »

Si mes souvenirs sont bons je n’avais jamais lu Rebecca jusqu’au bout. J’avais cette édition du livre de poche de 1939, avec l’envie de le reprendre puis la non-envie. Un classique qui me laissait un peu mitigée, peur de m’ennuyer, des longues descriptions et du côté un peu désuet de cette lecture. Peur que cela me prenne des plombes pendant que les romans récemment acquis attendraient avec impatience que je les ouvre. Puis je me suis mise au crochet… Et pour occuper mes oreilles pendant l’enchaînement des points j’ai découvert la lecture audio qui n’avait jamais réussi à m’intéresser auparavant…

IMG_1447 J’ai donc pu découvrir la nouvelle traduction d’Anouk Neuhoff (Albin Michel) parue en février de cette année lue par Virginie Mery dans la version audio. 15h54 d’écoute et des passages coupés réinsérés. En comparant parfois l’édition du livre de poche avec cette nouvelle traduction j’ai pu me rendre compte du travail de qualité réalisé. Le texte est plus fluide, moins brut.
Même si la voix de la lectrice m’a parue parfois un peu forcée ce fut un réel plaisir de redécouvrir Manderley par les yeux de la « nouvelle » Mrs de Winter. De faire face au côté sombre de Maxim, de trembler lorsqu’apparaît Mrs Danvers et de m’attendre à croiser Rebecca au détour du cabanon sur la plage. Je me suis sentie proche de la narratrice, sa timidité, son déplaisir pour les mondanités, sa simplicité.
Une lecture très sympa que je n’aurais peut-être jamais réalisée sans l’existence de la version audio…. Comme quoi.

Si vous avez envie de (re)découvrir Rebecca, foncez donc vous procurer cette nouvelle traduction, elle est vraiment aboutie, je crois.

Rebecca, Daphné du Maurier (1938)
Albin Michel, Traduction de Anouk Neuhoff (2015)
Audiolib (2015)

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4 réponses à Rebecca, Daphné du Maurier (lecture audio)

  1. Morgana dit :

    Rebecca, c’est l’un des romans qui me fascinent depuis des années maintenant. Dès ma première lecture, j’étais complètement ensorcelée. Les descriptions sont toujours un plaisir à redécouvrir et l’ambiance… Ah, l’ambiance, que je la trouve réussie 😀 Contente donc que cette « redécouverte » t’ait permis de trouver la lecture sympa cette fois-ci 😉
    Dernier article de Morgana : Vampire Academy – le film

  2. Pauline dit :

    J’ai lu et adoré cette nouvelle version de Rebecca (https://entrelespages.wordpress.com/2015/06/05/rebecca/). Je pense écouter la version originale maintenant. Comme tu dis, cette traduction est aboutie et cela fait bien plaisir. Je vais compléter par la biographie de Du Maurier par T. De Rosnay.
    Dernier article de Pauline : Dimanche c’est citation ! Rendez-vous N°32

  3. Cajou dit :

    Tu me donnes très envie de livre cette histoire, ou pourquoi pas de l’écouter durant le trajet des vacances !
    Merci Mélo et des bisous
    Cajou

  4. Estellecalim dit :

    Crochet + livre audio = le combo parfait pour moi ! Surtout quand l’ouvrage est répétitif ! J’ai adoré Rebecca mais je découvre sur ton blog que la nouvelle traduction est dispo en livre audio. Je vais essayer de la trouver parce que je voulais la lire, mais j’avais peur de me lasser avec le livre papier. En audio, ça me tente plus pour une deuxième lecture.
    Dernier article de Estellecalim : Trois mille chevaux vapeur d’Antonin Varenne

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