Anna, Niccolo Ammaniti

9782246861645-001-x_0Synopsis :
Sicile, 2020. Un virus mortel, « la Rouge », a déferlé sur l’Europe quatre ans auparavant et décimé la population adulte ; les jeunes, eux, sont protégés jusqu’à l’âge de la puberté. Anna se retrouve seule avec Astor, son petit frère de quatre ans.
Elle doit affronter le monde extérieur avec ses cadavres, ses charognards, ses chiens errants et affamés, l’odeur pestilentielle, pour trouver, quand il en reste, des médicaments, des bougies, des piles, des boîtes de conserve, avec comme unique guide dans cette lutte pour la survie, le cahier d’instructions que lui a légué leur mère avant d’être emportée par la maladie.
Lorsqu’Astor disparaît, Anna part à sa recherche, prête à défier les bandes d’enfants sauvages qui errent à travers les rues désertes, les centres commerciaux et les bois. Mais l’ordre appartient au passé et les règles d’autrefois ont été oubliées. Pour réussir à sauver Astor, Anna va devoir en inventer de nouvelles, parcourant ce monde à l’abandon où la nature a repris ses droits, ne laissant que les vestiges d’une civilisation qui a couru à sa propre perte.
Une véritable odyssée des temps modernes où s’entremêlent lumière et ténèbres, un duel permanent entre la vie et la mort.

Anna raconte l’histoire d’une jeune fille de 13 ans et de son petit frère après qu’un virus mortel ait décimé toute la population adulte. Les enfants survivent jusqu’à la puberté puis attrapent « la Rouge »…
Le début du roman est vraiment très violent, très noir, très glauque. Je crois que je n’ai jamais été confrontée à une violence aussi brute au début d’un ouvrage. De quoi mettre K.O.
Puis le lecteur fait la connaissance d’Anna et de son frère, qui vivent de brics et de brocs dans la demeure dans laquelle ils ont perdu leur mère. Une bicoque protégée de l’extérieur car assez loin de la civilisation, dans les bois. La Sicile est peuplée uniquement d’animaux sauvages et d’enfants en survie. Ils se nourrissent d’aliments sous vide qu’Anna va niccolo-ammanitichercher à la ville. La mort est omniprésente, les bâtiments tombent en ruines, les routes sont encombrées de voitures et de cadavres en décomposition. Mais Anna fait preuve d’une détermination à toute épreuve. La jeune fille a un caractère affirmé et ne se laisse pas malmener par les mauvaises rencontres. Et puis elle a une mission : protéger son frère.
Malheureusement j’ai décroché de l’histoire au moment où l’auteur part, à mon sens, dans un délire complètement abracadabrant, où les enfants se regroupent et forment une espèce de communauté sectaire et violente . Oui, ça pourrait peut-être être réaliste mais je ne vois pas l’intérêt de cette longue partie qui ne mène nulle part et qui m’a profondément ennuyée. J’ai donc terminé l’ouvrage en diagonale sans regrets car cela reste toujours aussi noir et désespéré… Le Figaro a écrit dans sa critique : « Il n’y a rien de désespéré dans Anna, ce beau roman qu’il ne faut surtout pas réduire à son sujet postapocalyptique ». Et bien je ne les suis pas sur ce coup-là. J’aime pourtant les romans post-apocalyptiques mais n’ai pas été sensible à l’intérêt de celui-ci. Du même auteur j’avais adoré Moi et toi que je recommande !

Anna, Niccolo Ammaniti
traduit de l’italien par Myriem Bouzaher
éditions Grasset, 320 pages, sept 2016
source photo auteur : http://www.84charingcross.com

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4 réponses à Anna, Niccolo Ammaniti

  1. noukette dit :

    J’avais beaucoup aimé Moi et toi aussi, par contre, je ne sais pas si je lirai celui-là…

  2. feflie dit :

    Ah dommage, ça aurait pu être sympa…

  3. Laure dit :

    J’ai lu récemment un avis positif, mais si c’est pour décrocher en cours de route …

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