Les filles des autres, Amy Gentry

Les filles des autres amy gentryJulie a treize ans lorsqu’elle disparait de la maison familiale en pleine nuit en compagnie d’un homme la menaçant d’un couteau, sous les yeux de sa petite soeur et près de la chambre de ses parents endormis. Un portrait robot est diffusé mais les recherches sont vaines. La famille brisée tente de continuer à vivre malgré la douleur. Jane vit plus ou moins dans l’ombre de sa soeur disparue, les parents se rendent à des groupes de paroles, élaborent un fonds financier pour faire avancer les recherches. La mère sombre plus ou moins dans l’alcool et dans la léthargie. Les années passent.
Huit ans plus tard alors que l’espoir a laissé la place à la fatalité voilà la jeune femme de vingt et un an épuisée et déshydratée qui réapparait à la porte de son ancienne maison. Sous le choc sa famille prend connaissance du long parcours qu’elle a enduré. Violée, vendue, battue.
Ils tentent de réapprendre à vivre à quatre malgré les zones d’ombre de l’histoire de Julie.
La première de couverture ne ment pas. Suspense il y a. Les pages se sont tournées frénétiquement et facilement jusqu’à une bonne moitié. Et avec délectation. Les réactions de Julie portent au questionnement. Est-ce bien elle ?
Le roman alterne le présent et la vie familiale racontés du point de vue de la mère (partie que j’ai préférée) avec le récit et les retours en arrière de la jeune femme, qui là m’ont posé quelques problèmes. La chronologie n’est pas respectée et j’ai eu du mal à suivre. John David, Cal, le pasteur, Janiece, Charlotte, … on rencontre nombre de personnages et là aussi j’ai eu du mal à comprendre. Heureusement les parties au présent ne m’ont pas fait lâché l’affaire et c’est finalement à la fin que tout prend sens (forcément) mais j’ai été gênée par cette chronologie chamboulée et ces personnages qu’on rencontre trop furtivement. J’ai donc aimé un chapitre sur deux… Lecture mi addictive mi chiante/confuse…  Malgré tout j’ai apprécié que soit développée la complexité des relations mère/fille et plus généralement la filiation ainsi que l’absence, sous la voix de la mère puis bien sûr l’adolescence et ses fragilités.
C’est le premier roman d’Amy Gentry, espérons que le prochain soit un poil moins confus et ce sera parfait ! Qui d’autre l’a lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Venez donc en discuter avec moi dans les commentaires 😉

 

Les filles des autres (Good as Gone, 2016)
traduit par Simon Baril
Robert Laffont, La bête noire, jan 2017, 336 pages

 

Amy-GentryAmy Gentry est titulaire d’un doctorat (PhD) d’anglais de l’Université de Chicago en 2011. Chroniqueuse littéraire pour le Chicago Tribune, ses chroniques apparaissent également dans Salon, la LA Review of Books ainsi que dans l’anthologie Best Food Writing of 2014.
« Les Filles des autres » (Good as Gone, 2016), son premier roman, est un best-seller aux États-Unis. Elle vit avec son mari à Austin, Texas. (source : Robert Laffont)

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Une réponse à Les filles des autres, Amy Gentry

  1. noukette dit :

    Du coup il a l’air plutôt prometteur ce premier roman !

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