Reflex, Maud Mayeras

Reflex, maud mayerasEnfin je l’ai lu. Et pour tout avouer, il aurait été dommage de passer à côté.
Je suis devenue assez difficile en thrillers/romans noirs mais celui-ci m’a vraiment beaucoup plu.
J’ai aimé qu’on découvre Iris, photographe de crimes, tout doucement. Une héroïne bien particulière. Sa douleur, son bégaiement qui l’handicape, sa vie avant, sa mère ultra sévère, son père décédé mais qu’elle aimait par dessus tout. Son fils enfin, assassiné.
J’ai vraiment aimé ces retours dans le passé, des années 20 à aujourd’hui, ce couvent où l’on enfermait les filles-mères devenu aujourd’hui centre pour personnes âgées.
Deux histoires, deux époques, qui finissent par se rejoindre de façon vraiment habile.
Psychologique, bien écrit, bien ficelé, subtil et glaçant aussi, Reflex est de ces romans noirs qu’on a envie de trouver plus souvent sur les tables des librairies.

Quatrième de couv’…
Photographe de l’identité judiciaire, Iris Baudry est discrète, obsessionnelle, déterminée. Disponible nuit et jour, elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.
Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans la ville maudite où son enfant a disparu, un tueur en série s’est mis à sévir. Et sa façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre…
La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

Reflex, de Maud Mayeras
Anne Carrière, 2013
Pocket, 2015, 477 pages

Retrouvez les billets (plus complets que le mien) de : La Fée lit, Argali, Book en Stock, …

Maud-MayerasMaud Mayeras, née en 1981, est romancière et vit à Limoges.
Son premier thriller « Hématome » paru aux éditions Calmann-Lévy dans la collection Suspense en 2006, a pour sujet principal la dénonciation des violences faites aux femmes. Il avait été très remarqué lors de sa sortie : finaliste Prix Polar SNCF 2006, Prix des Limbes pourpres 2006 et Prix Griffe noire du meilleur thriller de poche 2008.Sept ans plus tard, son second roman intitulé « Reflex » (2013) est édité aux éditions Anne Carrière. « Lux » est publié aux Editions Anne Carrière depuis le 6 octobre 2016. (source : babelio)

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Les filles des autres, Amy Gentry

Les filles des autres amy gentryJulie a treize ans lorsqu’elle disparait de la maison familiale en pleine nuit en compagnie d’un homme la menaçant d’un couteau, sous les yeux de sa petite soeur et près de la chambre de ses parents endormis. Un portrait robot est diffusé mais les recherches sont vaines. La famille brisée tente de continuer à vivre malgré la douleur. Jane vit plus ou moins dans l’ombre de sa soeur disparue, les parents se rendent à des groupes de paroles, élaborent un fonds financier pour faire avancer les recherches. La mère sombre plus ou moins dans l’alcool et dans la léthargie. Les années passent.
Huit ans plus tard alors que l’espoir a laissé la place à la fatalité voilà la jeune femme de vingt et un an épuisée et déshydratée qui réapparait à la porte de son ancienne maison. Sous le choc sa famille prend connaissance du long parcours qu’elle a enduré. Violée, vendue, battue.
Ils tentent de réapprendre à vivre à quatre malgré les zones d’ombre de l’histoire de Julie.
La première de couverture ne ment pas. Suspense il y a. Les pages se sont tournées frénétiquement et facilement jusqu’à une bonne moitié. Et avec délectation. Les réactions de Julie portent au questionnement. Est-ce bien elle ?
Le roman alterne le présent et la vie familiale racontés du point de vue de la mère (partie que j’ai préférée) avec le récit et les retours en arrière de la jeune femme, qui là m’ont posé quelques problèmes. La chronologie n’est pas respectée et j’ai eu du mal à suivre. John David, Cal, le pasteur, Janiece, Charlotte, … on rencontre nombre de personnages et là aussi j’ai eu du mal à comprendre. Heureusement les parties au présent ne m’ont pas fait lâché l’affaire et c’est finalement à la fin que tout prend sens (forcément) mais j’ai été gênée par cette chronologie chamboulée et ces personnages qu’on rencontre trop furtivement. J’ai donc aimé un chapitre sur deux… Lecture mi addictive mi chiante/confuse…  Malgré tout j’ai apprécié que soit développée la complexité des relations mère/fille et plus généralement la filiation ainsi que l’absence, sous la voix de la mère puis bien sûr l’adolescence et ses fragilités.
C’est le premier roman d’Amy Gentry, espérons que le prochain soit un poil moins confus et ce sera parfait ! Qui d’autre l’a lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Venez donc en discuter avec moi dans les commentaires 😉

 

Les filles des autres (Good as Gone, 2016)
traduit par Simon Baril
Robert Laffont, La bête noire, jan 2017, 336 pages

 

Amy-GentryAmy Gentry est titulaire d’un doctorat (PhD) d’anglais de l’Université de Chicago en 2011. Chroniqueuse littéraire pour le Chicago Tribune, ses chroniques apparaissent également dans Salon, la LA Review of Books ainsi que dans l’anthologie Best Food Writing of 2014.
« Les Filles des autres » (Good as Gone, 2016), son premier roman, est un best-seller aux États-Unis. Elle vit avec son mari à Austin, Texas. (source : Robert Laffont)

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[BD] La différence invisible

la différence invisible BD

J’ai été attirée par son joli titre et puis son thème.  – Et qu’est-ce que cela fait du bien de craquer à la librairie ! – Cette bande-dessinée raconte l’histoire de Marguerite qui a quelques difficultés, sociales notamment. Elle se sent anormale. Les autres la prennent pour une fêlée, par exemple lorsqu’elle ne saisit pas le second degré (rires sur ces planches qui parlent « torchons » !) ou encore lorsqu’elle freine des quatre fers quand on l’invite à une fête ou simplement boire un café.
Elle a rencontré des tas de psy qui l’ont surtout soulagée de quelques dizaines d’euros.  Puis un jour à presque trente ans elle rencontre l’expression « autiste Asperger » sur Internet et s’y retrouve totalement. Le chemin sera long jusqu’au précieux diagnostic.
Cette bande-dessinée est magnifique. Tant par ses couleurs, ses dessins (j’aimais déjà beaucoup le travail de Mademoiselle Caroline, quel talent !) que par son thème, ce handicap/cette différence. J’étais déjà sensibilisée à la cause. Tout ce qui touche aux « déviants » (comme le nomme Julie Dachez en première page) me sensibilise depuis toujours. Alors ce ne fut pas une vraie découverte mais plutôt un réel plaisir de voir le sujet traité en BD. J’espère d’ailleurs qu’on trouvera aussi un jour en librairie plus de bandes dessinées sur la maladie (qui donc veut dessiner mon histoire ??), le handicap, la psychiatrie, les sans-logements…
A la fin on retrouve quelques pages pédagogiques intéressantes (qu’est-ce qu’un aspie ?) et on apprend malheureusement et sans surprise que la France est le vilain petit canard par rapport aux pays étrangers dans la prise en charge de l’autisme (et si c’était le seul domaine !).
Le truc c’est que bien que je ne sois pas aspie je me suis reconnue dans quelques symptômes. Serions-nous tous un peu autistes ? Un élément de réponse ici (merci Le petit Carré Jaune pour le partage de cette vidéo) :

La scénariste de cette BD, Julie Dachez, a d’abord ouvert un blog puis une chaîne Youtube pour parler du syndrome d’Asperger.

planche la différence invisible

La différence invisible, de Julie Dachez et Mademoiselle Caroline, Fabienne Vaslet
éditions Delcourt/Mirages, sept 2016, 197 pages

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J’ai peur

Je me retrouve devant cet écran blanc, je ne sais pas trop de quoi le remplir, je ne suis pas douée pour les mots, je le sais depuis longtemps, malgré ce blog, qui ne vit quasiment plus. Mais le besoin d’aligner des mots sur le clavier se fait sentir malgré tout. Parce que ce matin j’ai lu le témoignage lumineux d’Ana, qui nous a quittés récemment. Parce qu’hier Véronick, avec laquelle j’avais échangé quelquefois sur Facebook nous a quittés aussi. Toutes deux du cancer du sein. Toutes deux si belles sur leurs photos, avec ou sans cheveux. Je pense à elles et à leurs proches.

En ce moment c’est dur. C’est la dernière ligne droite des gros traitements. Je suis en radiothérapie (rayons X propulsés à l’endroit où se trouvait la tumeur). J’y vais tous les jours, sauf le week-end. Il me reste une dizaine de séances. Après il restera juste les contrôles tous les six mois. Ainsi que l’ablation de mon sein orphelin et la reconstruction plus tard. Puis l’ablation des ovaires, aussi. Bref encore pas mal de chemin à parcourir mais pas avant un an. De quoi souffler un peu avant de reprendre les armes.

Mais les brûlures dues aux rayons me démoralisent complètement. A ce stade j’y vais à reculons. Sans compter deux passages aux urgences depuis une semaine, une grosse infection accompagnée d’une bonne fièvre, une mise sous antibios et heureusement 2 jours de répit avant de reprendre le chemin de l’hôpital demain.

C’est la dernière ligne droite et pourtant j’ai l’impression de vivre le plus dur.
Lorsque j’étais prise dans le tourbillon des chimios et des actes chirurgicaux, l’enchaînement me semblait moins compliqué à endurer.

Là je pense à l’après. De quoi va être fait l’avenir ? Je suis quelqu’un de plutôt pessimiste, j’aimerais le contraire mais c’est comme ça et j’en suis désolée. Alors je me dis qu’avec mes risques dus à cette mutation génétique et la forme triple négative de ce cancer, il faut que je sois préparée aux éventuelles mauvaises nouvelles.

Pourtant la chimiothérapie a donné une excellente réponse. Elle a fait fondre la tumeur complètement. Mais mes deux ganglions atteints n’ont-ils pas propagé la maladie dans mon corps ? Est-ce que j’ai des cellules foireuses dormantes dans mon organisme ?

On nous dit de positiver. « le moral c’est 50% de la guérison ». Je n’y crois absolument pas. Les affirmations et les citations de ce genre ont tendance à me faire soupirer.
Mais j’admire les malades qui savent garder la pêche. Moi je me plains en permanence. J’en parle souvent, j’exorcise sans doute.

Malgré tout, j’ai fait de magnifiques rencontres. Des patientes et des anciennes patientes. De belles personnes, généreuses et bienveillantes. Marie m’a accueillie pendant les vacances, m’a soutenue, m’a informée, cette nana est un exemple, et elle croque la vie à pleines dents. Et puis Florence, qui a des yeux d’un bleu incroyable, est aussi une nana d’une gentillesse et d’une douceur incroyable, rencontrée sur un groupe facebook sur le cancer du sein. Valérie aussi, en chimio en ce moment, sous ses turbans super bien noués, est une nana pétillante et bienveillante. Et puis les autres, croisées plus furtivement dans les salles de chimio notamment. Souvenirs de sourires, de regards, d’entraide. Et vous, les amis internautes m’ayant soutenue d’une si belle façon, je vous suis si reconnaissante.

Certes j’ai peur, certes les suites chirurgicales et de radiothérapie me rappellent chaque instant la maladie, mais la vie est là. Alors je vais essayer de la choper au vol.

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Le syndrome du papillon, Maxence Fermine

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Hugo a 17 ans et est interné en hôpital psychiatrique. Il traîne sa peau dans l’établissement, sa vie étant rythmée par les rendez-vous psy, les repas dans la salle commune et la distribution des médicaments. Heureusement il y a le parc qui le sauve un peu de la déprime ambiante. C’est là qu’il va faire la rencontre de Morgane, ado lunaire se disant atteinte du syndrome d’Asperger. Il est immédiatement fasciné par la jeune fille qui traîne dans sa poche une liste des Asperger célèbres et qui passe son temps à écouter de la musique sur un banc en regardant les nuages. Le jour où Morgane disparaît du jour au lendemain, Hugo décide d’aller la retrouver…

Roman d’apprentissage, Le syndrome du papillon est une lecture légère de peu de pages (253) . On y parle ‘adolescence’, chemin qui mène à la vie adulte, difficulté à trouver sa place, pathologies psychiatriques. Une petite parenthèse sympathique sans grand effet littéraire qui plaira davantage à la cible adolescente. La description de Paris donne envie de prendre un aller simple pour la capitale pour y flâner le temps nécessaire et les références culturelles (Van Gogh, Glenn Gould, Tim Burton, etc.) qui émaillent les pages donnent un petit côté croustillant à l’ensemble. Quelques bémols néanmoins : la rencontre avec Albert par exemple (cliché du SDF par excellence) ne m’a pas du tout convaincue et la relation qu’entretient Hugo avec Zach, un autre patient m’a semblé cruelle et trop vite expédiée. Aussi, l’absence de négation dans la voix de Hugo, narrateur, est parfois agaçante. Mais il reste que ce roman est tout de même un roman sensible et doux, qui plaira sans doute aux ados qui se cherchent.
On sait qu’à la fin, Hugo veut devenir écrivain… Un peu de la vie de l’auteur là-dedans ?

Le syndrome du papillon, de Maxence Fermine
Michel Lafon, oct 2016, 253 pages

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Vivre et vaincre le cancer

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J’ai voulu lire ce livre car je suis malheureusement en plein dedans. Après la chimio et l’ablation de mon sein droit j’ai commencé les rayons la semaine dernière. Alors parfois j’ai envie de lire des ouvrages sur le sujet. Celui-ci a une particularité intéressante : les témoignages de patients qu’ont suivi les deux auteurs, chercheurs en sociologie. Dans la plupart des ouvrages traitant du cancer la parole des patients est peu présente. Ici c’est le contraire. Philippe Bataille et Sandrine Bretonnière ont animé des groupes de réflexion rassemblant des patients, et ce sur plusieurs années. On a donc la voix des intéressés en première ligne et je peux dire que je m’y suis pas mal retrouvée. Des émotions variées parcourent les pages. Du choc de l’annonce à la bataille du traitement, des difficultés professionnelles au rapport patients/soignants pas toujours simple, de la relation familiale à la solitude de la maladie, beaucoup d’aspects sont abordés. Et puis guérir du cancer, est-ce possible ? Comment sortir de la maladie lorsqu’on sait que l’épée de Damoclès sera toujours là au dessus de nos crânes aux cheveux qui repoussent ? Comment gérer la voix de l’entourage qui pense souvent qu’une fois sortis des traitements nous sommes guéris ?
Ce qui ressort en tout cas très bien du livre, c’est que la communication (patients/patients, patients/soignants) est  souvent salutaire et qu’il faudrait qu’elle soit encore plus utilisée dans les parcours de soins.
A lire : l’article de Libération.

Quatrième de couverture :
« Parler tout le temps des problèmes physiques ce n’est pas une solution. Faire partie pleinement de la vie sociale, ça c’est important »
Depuis plusieurs années, Philippe Bataille et Sandrine Bretonnière animent des groupes de réflexion rassemblant des personnes atteintes du cancer. Du premier diagnostic à la guérison, chaque étape du parcours de soin apporte son faisceau de questionnements et de relations bouleversées. Comment le cancer modifie-t-il chaque pan du quotidien ? Comment nous rend-il paradoxalement plus forts ? Faisant la part belle aux innovations médicales et au développement des nouvelles structures d’accompagnement, cette enquête vivante et cathartique s’adresse à tous ceux qui sont touchés de près ou de loin par la maladie.

Vivre et vaincre le cancer,
de Philippe Bataille et Sandrine Bretonnière
éditions Autrement, 2016, 247 pages

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Chanson douce, Leila Slimani

chanson-douce_leila-slimaniJe ne connaissais pas la plume de Leila Slimani mais sur les listes du Goncourt et du Renaudot Chanson douce a toutes les chances d’être l’un des titres les plus lus de la rentrée littéraire.
Première phrase : « Le bébé est mort ». En commençant par la fin on entre immédiatement dans l’horreur des faits. La nounou a tué les enfants. Page après page le roman va lentement décortiquer le chemin qui a mené à l’indicible.
Myriam et Paul forment un couple uni. Deux enfants. Un bel appartement parisien. Paul a un bon poste dans le milieu de la musique, Myriam est avocate et aspire à reprendre de travail. C’est la raison pour laquelle ils se lancent à la recherche d’une nounou. Ils trouvent finalement « la perle »: Louise a le profil de la nounou idéale. Elle tisse avec les enfants des liens assez exceptionnels, se montre discrète et n’hésite pas à s’occuper du ménage et de la cuisine en plus de son rôle premier. Comment expliquer alors le drame ?
Dans l’interview ci-dessous Leila Slimani dit s’être inspirée d’un fait divers new-yorkais, ce qui rend le roman bien plus glaçant et réaliste.

Au delà du fait divers, le roman excelle à raconter le monde contemporain. Le temps après lequel on court, l’ambition professionnelle et personnelle, l’argent qu’il faut gagner, et surtout la solitude dont il est question broie les entrailles.
Un roman très « dans l’air du temps » qui m’a néanmoins laissé un goût d’inachevé. La fin brutale m’ayant laissée sur ma faim. Il y avait largement matière à continuer. Dommage.

Chanson douce, de Leila Slimani
Gallimard, sept 2016, 227 pages

Quatrième de couv’ :
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

chanson-douce-leila-slimani-57b573b2b0f33Leïla Slimani, née le 3 octobre 1981 à Rabat au Maroc, d’une mère franco-algérienne et d’un père marocain, est une journaliste et écrivain franco-marocaine. Chanson Douce est son troisième ouvrage. (source Wikipedia)

A lire : le beau billet de Papillon.

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